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LE SONDAGE : AUPRÈS DES JEUNES DE WAR CHILD CANADALE SONDAGE : AUPRÈS DES JEUNES DE WAR CHILD CANADA

75 % des jeunes Canadiens et Canadiennes croient que les jeunes peuvent faire une différence quand il s’agit de créer un monde meilleur.

Nous savons que vous voulez faire une différence – mais qui vous écoute?

Nous vous écoutons!

Nous voulions savoir ce que vous aviez à dire sur les enjeux mondiaux. Nous avons donc effectué le tout premier sondage national auprès de jeunes Canadiens et Canadiennes de 15 à 24 ans sur des enjeux mondiaux et le rôle que le Canada jouait dans le monde à l’automne 2005.

Voici certains des principaux résultats du sondage : 

  • 8 jeunes sur 10 s’intéressent aux enjeux mondiaux – en particulier aux conflits dans le monde, à la propagation du VIH/sida, à la pollution de l’environnement, à la faim et à la famine dans les pays en développement. 

  • La grande majorité des jeunes interrogés croient que le niveau des conflits dans le monde s’accroît, plutôt que de diminuer, et pour la moitié, les jeunes sont pessimistes quant aux progrès qui seront accomplis au cours de leur vie. En même temps, les jeunes croient qu’il y a toujours une façon de résoudre des différends sans avoir recours à un conflit violent. 

  • 7 jeunes sur 10 croient que les gouvernements et d’autres organisations ne font pas assez d’efforts pour mettre fin à la propagation du VIH/sida. 

  • Dans une marge de 6 contre 1, les jeunes préfèrent que le Canada travaille plus étroitement avec l’ONU plutôt qu’avec les États-Unis pour trouver des solutions aux problèmes mondiaux. 

  • La majorité des jeunes Canadiens et Canadiennes croient les décideurs ne tiennent pas vraiment compte de leurs points de vue sur les enjeux mondiaux.

Ce sondage renforce le travail que nous accomplissons à War Child Canada pour vous inspirer et pour vous informer au sujet des enjeux mondiaux importants. Il nous rappelle aussi que vos voix sont essentielles à toute discussion significative sur l’imputabilité et sur les préoccupations dans le monde. Ce sondage met au défi les citoyens, les politiciens et les ONG canadiens d’accorder à l’opinion des jeunes la crédibilité qu’elle mérite et de leur donner la chance de participer à la définition du rôle du Canada dans le monde. 

Téléchargez le rapport complet.
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LE SONDAGE AUPRÈS DES JEUNES DE WAR CHILD CANADA

Les jeunes Canadiens s’expriment au sujet des problèmes mondiaux et du rôle du Canada dans le monde

Avril 2006

En collaboration avec Environics Research Group


INTRODUCTION

Cette enquête est le premier sondage complet, indépendant et valide au plan scientifique portant sur les attitudes des jeunes Canadiens* à l’égard des droits de la personne, de la justice sociale et des problèmes internationaux.

Nous avons réalisé ce sondage novateur parce que notre vaste expérience auprès des jeunes Canadiens nous a montré qu’ils s’intéressent activement – et sont déjà engagés dans de nombreux cas – à apporter leur contribution au débat et aux décisions touchant le rôle du Canada dans le monde.

Le but que nous poursuivons par la présentation de ce rapport consiste à montrer aux jeunes Canadiens l’autonomie et le courage dont ils font preuve et à servir de courroie de transmission pour faciliter la contribution valable et importante que les jeunes apportent dans les collectivités locales, nationale et internationale.

Notre objectif consiste également à persuader les décideurs, les dirigeants communautaires et la population canadienne de l’importance, de la pertinence et de la valeur de la participation des jeunes – non seulement parce qu’il s’agit d’un aspect fondamental du principe d’inclusion propre à toutes démocraties, mais aussi parce que, tout simplement, les jeunes ont un rôle crucial et important à jouer dans l’articulation, l’élaboration et la gestion des affaires de notre pays, aujourd’hui et demain.

War Child Canada est un organisme de bienfaisance bénévole voué à apporter une aide humanitaire dont le besoin est urgent, aux enfants touchés par les guerres un peu partout dans le monde. Une partie importante de ce travail consiste à susciter l’engagement des jeunes Canadiens à devenir eux-mêmes des leaders efficaces au sein des collectivités locales, nationale et internationale.

Nous possédons un secteur actif de programmes pour les jeunes dont le mandat est d’inspirer, d’informer et d’habiliter les jeunes Canadiens à être des citoyens qui font preuve d’esprit critique, de créativité et de compassion, qui travaillent à l’organisation de réponses proactives à des crises humanitaires mondiales et qui oeuvrent activement à la création d’un avenir plus juste.

Or, avant aujourd’hui, personne n’avait jamais demandé directement aux jeunes Canadiens d’exprimer en profondeur leurs opinions au sujet des problèmes mondiaux de façon à dégager un portrait fiable ou complet à l’échelle nationale.

War Child Canada a été en mesure de réaliser ce sondage grâce au généreux soutien de Patrimoine canadien, de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), d’Affaires étrangères Canada, du ministère de la Défense nationale, de la Fondation Walter and Duncan Gordon et de la Fondation Simons.

Nous sommes très reconnaissants à la société de recherche sur l’opinion publique Environics Research Group pour son engagement à l’égard de cette initiative et pour la conduite de ces travaux de recherche d’une façon scientifique et avec le plus grand professionnalisme.

Les grands objectifs de cette recherche étaient les suivants :

  • Identifier les problèmes et le niveau d’engagement des jeunes Canadiens à l’égard des problèmes mondiaux et en matière de justice sociale.
  • Mesurer les attitudes relatives aux objectifs de la politique étrangère du Canada et aux controverses qu’elle soulève.
  • Mesurer quelles sont les sources d’information consultées par les jeunes au sujet de ces problèmes.
  • Fournir aux organismes gouvernementaux et non gouvernementaux des indices sur les façons de susciter davantage l’engagement des jeunes Canadiens dans les dossiers de politique étrangère.
  • Aider les pédagogues à évaluer les niveaux de connaissances et de sensibilisation des jeunes au sujet de problèmes mondiaux importants.
  • Déterminer si les opinions des jeunes Canadiens sont passablement différentes de celles des adultes au sujet de ces dossiers et de quelle façon.

Le sondage comprenait deux composantes principales :

  • Un sondage de 750 Canadiens âgés de 15 à 24 ans. La marge d’erreur assortie à un échantillon de 750 répondants est de plus ou moins 3,6 points de pourcentage, 19 fois sur 20.
  • Un sondage de 524 Canadiens âgés de 25 ans ou plus. La marge d’erreur assortie à un échantillon de 524 répondants est de plus ou moins 4,3 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Les deux composantes de la recherche ont été réalisées par téléphone, en ayant recours à la méthode dite de « random digit dialling. »

Une description plus détaillée de la méthodologie de sondage est présentée dans la partie Méthodologie du rapport Le sondage auprès des jeunes de War Child Canada. La version finale du questionnaire utilisé dans ce sondage est présentée en annexe du présent rapport. Les résultats qui sont présentés dans ce rapport sont, sauf avis contraire, exprimés en pourcentage.

Le sondage auprès des jeunes de War Child Canada comprend une présentation détaillée des résultats de sondage. Cela se veut un point de départ à la fois important et, nous l’espérons, approprié, pour susciter une discussion, un débat et un dialogue entre les jeunes, les pédagogues, les décideurs politiques, les responsables gouvernementaux, les travailleurs communautaires, les ONG et les membres de la population en général, sur le sens à donner aux résultats du sondage et aux perspectives qu’ils ouvrent.

Le sondage auprès des jeunes de War Child Canada invite les citoyens canadiens, la classe politique, les pédagogues, les ONG et d’autres à accorder aux opinions des jeunes la place qu’elles méritent, ainsi que la possibilité de participer à la définition du rôle du Canada dans le monde. Il réaffirme le sentiment populaire que les Canadiens veulent s’engager sur la scène mondiale et que les jeunes veulent que le Canada joue de plus en plus un rôle de chef de file dans les affaires internationales.

Alors que le sondage révèle le besoin de voir les acteurs publics et non gouvernementaux accentuer leurs efforts pour engager et éduquer les jeunes Canadiens au sujet des problèmes mondiaux, le portrait final qui se dégage est toutefois encourageant. En ce sens, le sondage révèle que les jeunes sont très optimistes au sujet des perspectives de résolution des problèmes de violations des droits de la personne, de la faim, des guerres et des conflits. Si ce n’est qu’en raison de l’espoir et du sentiment des possibilités offertes qui les animent, il vaut la peine d’écouter ce que les jeunes ont à dire.

C’est à nous de créer un espace propice pour entendre leurs voix.

Dr Eric Hoskins et Dr Samantha Nutt
Président et Directrice générale
War Child Canada

* Note de la rédaction : pour ne pas alourdir le texte, nous nous conformons à la règle qui permet d’utiliser le masculin avec une valeur
de neutre.



RÉSUMÉ DE RAPPORT

Survol

Les Canadiens vivent dans un monde de plus en plus étroitement interrelié. La technologie, les médias, le commerce international, la sécurité, les maladies et l’environnement ne connaissent pas de frontières, font du Canada – et de tous les Canadiens – une réalité complexe où les notions de ce qui est « local » et « mondial » semblent anachroniques : ce qui se produit sur la scène locale a maintenant une incidence mondiale et ce qui arrive sur la scène mondiale a maintenant une incidence locale. Nous sommes véritablement devenus des citoyens du monde.

Les jeunes Canadiens sont aux premiers rangs dans ce monde en interdépendance, ayant accès à l’information et utilisant l’instantanéité des nouvelles technologies pour former leurs opinions et façonner leur vision du Canada de l’avenir.

Le Canada de demain sera-t-il un chef de file en matière de droits de la personne, de saine gouvernance, de progrès démocratique et de recherche de consensus mondial grâce aux gestes qu’il posera et au soutien qu’il accordera à des institutions aussi importantes que les Nations unies et la Cour pénale internationale ? Ces dossiers ont-ils beaucoup d’importance pour la génération montante, soit une génération qui façonnera la politique étrangère du pays et définira, en ses propres termes, le rôle que le Canada jouera sur la scène internationale ?

Il est étonnant de constater que, malgré l’importance de savoir ce que les jeunes Canadiens pensent au sujet des problèmes internationaux tels que la pauvreté, les guerres et les conflits, le sida et la pollution de l’environnement, aucun sondage national complet n’avait jamais été entrepris afin de mesurer leurs réflexions et leurs opinions – jusqu’à maintenant.

La plupart des jeunes prétendent suivre d’assez près les grands dossiers mondiaux, mais un forte majorité d’entre eux n’ont jamais entendu parler de la Convention relative aux droits de l’enfant des Nations unies. De surcroît, des proportions considérables variant de quatre à cinq sur dix ne sont pas au courant du problème de l’endettement des pays en voie de développement, sont incapables de nommer un pays où des violations des droits de la personne sont commises ou, encore, sont incapables de nommer une ONG qui oeuvre activement à la résolution de problèmes mondiaux.

Ce manque de sensibilisation peut avoir une incidence sur les préoccupations qu’ils entretiennent au sujet de ces problèmes. Même si la plupart des jeunes Canadiens se disent très préoccupés par les problèmes mondiaux mentionnés précisément dans le sondage, des minorités non négligeables se situant entre quatre et cinq sur dix d’entre eux s’intéressent moins passionnément à ces dossiers. Toutefois, le sondage révèle également qu’il existe un lien direct entre le degré d’assiduité avec lequel les jeunes suivent les problèmes mondiaux et leur préoccupation à l’égard de ces problèmes, le niveau de « fortement préoccupés » à l’égard de tous ces problèmes se retrouvant plus souvent chez ceux qui suivent de très près les problèmes mondiaux.

Malgré leur manque de sensibilisation au sujet de certains problèmes mondiaux, les jeunes Canadiens ont des opinions très nettes au sujet de la politique étrangère du Canada. La grande majorité des jeunes croient que le Canada doit s’orienter sur la voie de l’internationalisme et travailler plus étroitement avec les Nations unies qu’avec les États-Unis à la résolution des problèmes mondiaux. Cependant, si les jeunes Canadiens n’adoptent pas une position anti-américaine, ils sont davantage ambivalents au sujet des États-Unis. Alors que les jeunes sont d’avis que les meilleurs intérêts du Canada sont bien servis par le maintien de relations cordiales avec les États-Unis, ils croient aussi que le Canada doit faire plus d’efforts pour préserver une identité culturelle distincte.

En ce touche le rôle du Canada dans le monde, les jeunes croient que le maintien de la paix est la contribution la plus positive du Canada dans le monde, ainsi que le domaine dans lequel il peut le mieux assumer un rôle de chef de file et, alors que la plupart croient que notre secteur militaire est trop petit pour assumer son devoir, le Canada reçoit tout de même la cote la plus élevée pour le travail qu’il accomplit au titre du maintien de la paix. Les jeunes sont beaucoup moins impressionnés par la réponse du Canada dans les dossiers du VIH/sida en Afrique et de la crise dans la région de Darfour, au Soudan. De plus, alors que seulement un sur dix d’entre eux identifient l’aide aux pays pauvres et en voie de développement comme étant un domaine où le Canada pourrait assumer un rôle de chef de file, la plupart pensent que le gouvernement fédéral doit dépenser davantage à ce chapitre.

Invités à s’exprimer sur leur rôle dans les dossiers mondiaux, la plupart des jeunes Canadiens croient qu’ils peuvent au moins apporter un certain changement et faire du monde un endroit où il fait mieux vivre. De surcroît, le point de vue selon lequel les jeunes peuvent apporter un grand changement est plus répandu chez les jeunes plus engagés à l’égard des dossiers mondiaux. Cependant, la plupart des jeunes (même ceux qui ceux qui croient pouvoir apporter un certain changement) manifestent un certain cynisme sur le sérieux avec lequel leurs opinions sont prises en compte par les décideurs.
Le sondage révèle non seulement que les jeunes Canadiens sont d’avis qu’ils peuvent apporter un changement dans le monde, la plupart manifestent aussi, à un certain degré, leur engagement social. Les deux tiers rapportent avoir consacré du temps ou donné de l’argent à une cause ou à un organisme de bienfaisance depuis un an, y compris le tiers d’entre eux qui rapportent l’avoir fait au cours deux dernier mois. De surcroît, les dons de temps ou d’argent rapportés au cours du dernier mois sont plus fréquents chez ceux qui sont plus engagés à l’égard des dossiers mondiaux.

Enfin, en ce qui concerne l’avenir, la plupart des jeunes sont essentiellement optimistes quant à la possibilité de résoudre des problèmes mondiaux. Ils sont les plus optimistes quant à la possibilité de voir des progrès considérables accomplis de leur vivant dans la résolution des problèmes de violations des droits de la personne, il sont au moins quelque peu optimistes quant à la réduction du nombre de guerre et de conflits. Toutefois, le sondage révèle aussi que d’importantes proportions de jeunes (variant du quart à la moitié) sont pessimistes quand aux perspectives de résolution d’un ou l’autre de ces problèmes mondiaux. De surcroît, ceux qui suivent de très près les dossiers mondiaux sont plus pessimistes au sujet de la possibilité de résolution des problèmes que sont la faim et la famine dans les pays en voie de développement, le terrorisme, ainsi que les guerres et les conflits.

Il est également bon de noter que, malgré les stéréotypes au sujet d’un « fossé des générations » en matière d’attitudes à l’égard des problèmes mondiaux, les Canadiens adultes et les jeunes ont des opinions très semblables sur ces dossiers. Les données suggèrent que, à mesure que l’âge augmente, les gens s’informent davantage au sujet des affaires publiques et internationales, en général. Cependant, il existe très peu de différences véritables entre les valeurs sous-jacentes qui animent les jeunes et les générations plus âgées en ce qui a trait à ces dossiers.

Résultats clés

Sensibilisation et préoccupations au sujet des problèmes mondiaux

La plupart des jeunes se disent préoccupés par une gamme de problèmes mondiaux, en particulier la pollution de l’environnement, la propagation du VIH/sida et la famine dans les pays en voie de développement. Le niveau de préoccupation est visiblement plus élevé chez les femmes et les francophones.

Les deux tiers des jeunes suivent les problèmes mondiaux aux nouvelles dans une certaine mesure et, de ce nombre, on retrouve un noyau d’environ un sur six d’entre eux qui suivent les problèmes mondiaux de très près. À mesure que les jeunes vieillissent et deviennent des adultes, ils ont tendance à suivre les problèmes mondiaux de plus près. Le profil des jeunes qui suivent les problèmes mondiaux de plus près a tendance à décrire des jeunes provenant du milieu urbain et de ménages mieux nantis.

Les jeunes Canadiens demeurent relativement optimistes quant à la possibilité que des progrès considérables seront accomplis de leur vivant dans la résolution des grands problèmes mondiaux. Ils manifestent le plus grand optimisme au sujet des progrès en matière de violations des droits de la personne et de propagation du VIH/sida. Ils se disent moins optimistes au sujet du terrorisme, ainsi que des guerres et des conflits.

Sources d’information

Les principales sources d’information au sujet des problèmes mondiaux sont d’abord et avant tout les nouvelles télévisées, suivies des journaux et de l’Internet. Il est notable que les jeunes qui suivent les problèmes mondiaux de plus près ont davantage tendance à obtenir leur information dans les journaux et sur des sites Web – surtout ceux des nouvelles télévisées et des journaux.

Les jeunes ont tendance à juger que les enseignants, les parents, les films et la télévision sont tous des sources d’information importantes. Les célébrités qui se prononcent au sujet de ces problèmes ont beaucoup moins tendance à être perçues comme étant d’importantes sources d’information sur ces dossiers. Simultanément, les célébrités sont peut-être importantes quand il s’agit de relever le niveau de sensibilisation au sujet des divers problèmes mondiaux – même si elles ne sont pas perçues comme étant des sources d’information.

La plupart des jeunes Canadiens entendent parler des problèmes mondiaux à l’école, même si dans la plupart des cas il semble surtout s’agir des sujets traditionnels tels que les guerres et l’absence de paix, qui sont enseignés dans le cadre des cours d’histoire. On semble attirer moins l’attention sur des problèmes mondiaux plus contemporains tels les inégalités au plan international, les droits de la personne, la pandémie de VIH/sida, le terrorisme et la viabilité écologique.

Les guerres et les conflits

Les jeunes sont relativement pessimistes en ce qui a trait aux guerres et aux conflits dans le monde. Ils ont tendance à croire que le niveau des conflits dans le monde se détériore et ce sentiment est tout particulièrement fort chez ceux qui suivent les problèmes mondiaux de très près. Il se dégage un vaste consensus pour dire que les civils qui vivent dans des zones de conflit souffrent plus que les soldats qui se battent.

Simultanément, les jeunes n’acceptent pas la notion que les guerres et les conflits sont inévitables ou même nécessaires. La vaste majorité d’entre eux croient qu’il existe toujours une façon (ou qu’il doit exister une façon) de régler des différends sans avoir recours à la violence d’un conflit.

La faim et la famine

Les jeunes sont également très préoccupés par le problème de la famine et de la faim dans le monde, mais ils sont relativement optimistes pour dire que des progrès considérables seront accomplis pour résoudre cette situation. Alors qu’un grand nombre d’entre eux croient que la faim est une situation problématique qui se détériore, la majorité des jeunes pensent plutôt que la situation ne se détériore ni ne s’améliore.

Problèmes environnementaux

Le niveau de préoccupation général au sujet de l’environnement est élevé chez les jeunes, mais moins que chez les adultes. Cependant, la plupart des jeunes sont relativement optimistes pour dire que des progrès seront accomplis de leur vivant au sujet de l’environnement. Dans la mesure où les jeunes Canadiens se disent préoccupés par l’environnement, leur attention semble centrée sur la pollution de l’air, ainsi que le réchauffement planétaire et les changements climatiques.

En grande partie, les jeunes jugent que l’industrie représente la plus grande menace pour l’environnement parce qu’elle produit des substances chimiques et des déchets. Un grand nombre d’entre eux pensent toutefois que la plus grande menace pour l’environnement est le fait des consommateurs qui demandent ces produits et
s’attendent à un certain mode de vie.

Le VIH/sida

Les jeunes Canadiens sont généralement préoccupés par le VIH/sida. La vaste majorité d’entre eux croient qu’il ne se fait pas suffisamment d’efforts pour enrayer la propagation du VIH/sida dans le monde, surtout parce que les gouvernements ne jugent pas que cela soit prioritaire et, dans une moindre mesure, en raison des coûts prohibitifs liés au traitement et à la prévention.

Endettement des pays en voie de développement

La plupart des jeunes disent savoir quelque chose au sujet des problèmes liés à la dette des pays en voie de développement, mais seulement un sur dix d’entre eux se disent bien informés à ce sujet. Aucun consensus ne se dégage quant aux raisons principales expliquant ce phénomène. Pour une pluralité d’entre eux, la cause provient de la corruption des gouvernements dans les pays en voie de développement, mais un grand nombre de jeunes croient aussi que cela est le résultat de la faiblesse des économies dans ces pays.

Préoccupations relatives au terrorisme

Environ la moitié des jeunes Canadiens se disent très préoccupés par la possibilité d’un attentat terroriste au Canada et un nombre presque équivalent jugent qu’il est probable qu’un tel attentat se produise au cours des deux prochaines années. Cette préoccupation révèle une forte corrélation avec le fait de croire que le niveau des guerres et des conflits dans le monde se détériore.

Malgré cette préoccupation, les jeunes se disent satisfaits de la réponse du gouvernement canadien en termes de nouvelles lois et de renforcement des mesures de sécurité, même si une minorité importante est également d’avis que ces mesures sont trop faibles. Malgré la récente controverse entourant certaines mesures de sécurité qui vont peut-être trop loin et entraînent des abus, moins d’un sur dix des jeunes disent avoir des préoccupations à ce sujet.
Les droits de la personne

La plupart des jeunes peuvent nommer au moins un pays où ils pensent que des violations des droits de la personne sont commises. Les pays identifiés le plus souvent sont la Chine, l’Iraq et l’Afghanistan. Alors que relativement peu d’entre eux mentionnent le Canada (ou les États-Unis) comme étant des exemples de pays où des violations des droits de la personne sont commises, une forte majorité de jeunes reconnaissent que des violations des droits de la personne sont parfois ou souvent commises au Canada.

Les minorités raciales sont identifiées le plus souvent comme étant les groupes les plus sujets à être victimes de violations des droits de la personne au Canada, suivies des minorités culturelles, des gais et des lesbiennes, ainsi que des femmes. Il est à noter qu’un sur dix d’entre eux affirment que les adolescents et les jeunes eux-mêmes sont ceux ayant le plus tendance à être victimes de violations des droits de la personne.

Au Canada, le quart des jeunes rapportent qu’euxmêmes ou une personne qu’ils connaissent ont subi une violation de leurs droits. Les jeunes auraient le plus tendance à se tourner vers les forces de police en pareille situation et, dans une moindre mesure, vers leurs parents.

Les jeunes Canadiens sont divisés quant à savoir si les grandes entreprises multinationales jouent un rôle positif ou négatif dans la promotion des droits de la personne et de la démocratie dans le monde, aujourd’hui. À mesure que les jeunes vieillissent et suivent les problèmes mondiaux de plus près, il ont tendance à voir le rôle joué par les sociétés comme étant négatif.

Les traités des Nations unies en matière de droits de la personne

La plupart des jeunes ne connaissent pas très bien un ou l’autre des grands traités internationaux des Nations unies en matière de droits de la personne. Cependant, une forte majorité d’entre eux sont aussi d’avis que ces traités contribuent à la protection des droits de la personne autour du globe et ils appuient très majoritairement leur adoption par le Canada.

Les ONG

Environ la moitié des jeunes sont capables d’identifier au moins une ONG activement engagée dans la résolution des problèmes mondiaux, les mieux connues étant la Croix-Rouge et l’UNICEF. La vaste majorité d’entre eux croient que ces organisations sont au moins assez efficaces dans la résolution des problèmes auxquelles elles s’attaquent. Il est bon de noter qu’environ la moitié des jeunes sont incapables de nommer quelque ONG que ce soit.

L’incidence de l’action des jeunes

Presque tous les jeunes Canadiens – en particulier ceux qui suivent de près les problèmes mondiaux – croient que les jeunes peuvent apporter un changement et faire du monde un endroit où il fait mieux vivre. Cependant, ce point de vue est quelque peu modéré par le fait que la plupart des jeunes croient également que les décideurs ne prennent pas très au sérieux le point de vue des jeunes sur les problèmes mondiaux.

Un peu plus des deux tiers rapportent avoir fait don de temps ou d’argent à une cause ou un organisme de bienfaisance depuis un an. Le fait d’aider ou de faire une différence sont identifiés comme les principales raisons justifiant ces efforts.

Relations canado-américaines

Les jeunes Canadiens expriment des sentiments d’ambivalence à l’égard des relations du Canada avec les États-Unis. D’une part, la vaste majorité d’entre eux pensent qu’il serait mieux pour les intérêts du Canada si nos relations avec les États-Unis était au moins assez étroites. D’autre part, la moitié d’entre eux sont aussi d’avis que le Canada doit déployer plus d’efforts pour se donner une identité culturelle distincte de celle des Américains. Au Québec, les jeunes ont visiblement moins tendance à vouloir des relations étroites avec les É.-U.

Par une marge de presque six contre un, les jeunes préfèrent également que le Canada travaille en collaboration plus étroite avec l’ONU à la résolution des problèmes mondiaux qu’avec les É.-U.

Le rôle du Canada dans le monde

Le maintien de la paix et, dans une moindre mesure, l’aide étrangère, sont perçus comme étant les contributions les plus positives du Canada dans le monde. Ce classement si élevé du maintien de la paix correspond bien aux appuis forts au fait de travailler en collaboration plus étroite avec l’ONU qu’avec les É.-U.

De façon analogue, quand les jeunes sont invités à dire dans quel domaine le Canada peut-il mieux assumer un rôle de chef de file mondial – le maintien de la paix est le grand vainqueur. Des proportions plus faibles mentionnent la protection de l’environnement et la promotion de la démocratie et des droits de la personne. L’image du Canada en tant qu’acteur pour le maintien de la paix sur la scène internationale a peut-être acquis valeur de symbole.

À peine plus de la moitié des jeunes pensent que les Forces canadiennes sont présentement trop petites, comparativement à un très petit nombre qui les jugent trop considérables. Ce résultat correspond bien avec l’identification forte du Canada au maintien de la paix.

Quand on invite les jeunes à coter le rendement du Canada dans sa réponse à une gamme de dossiers internationaux, il est clair qu’ils font la distinction entre certains dossiers pour lesquels le Canada est perçu comme affichant un très bon rendement, notamment le maintien de la paix, la réponse lors du Tsunami en Asie et, dans une moindre mesure, la promotion des droits de la personne; et d’autres dossiers pour lesquels le rendement du Canada est jugé plus médiocre tels que l’allègement de la dette, le VIH/sida en Afrique et la crise dans la région de Darfour, au Soudan.

Plus de la moitié des jeunes pensent que le gouvernement fédéral devrait dépenser davantage au titre de l’aide aux pays plus pauvres. Ce point de vue est tout particulièrement prévalent chez les plus jeunes et chez les femmes.

Attitudes des jeunes comparativement à celles des adultes

Généralement, les opinions et attitudes des jeunes Canadiens à l’égard des problèmes mondiaux ne sont pas très différentes des points de vue des Canadiens adultes âgés de 25 ans ou plus. Les différences les plus importantes peuvent se résumer de la façon suivante :

Les adultes sont davantage préoccupés par l’environnement que ne le sont les jeunes, alors qu’ils sont quelque peu moins préoccupés par le VIH/sida. Les adultes ont presque deux fois plus tendance que les jeunes à dire suivre de très près les problèmes mondiaux. Ils ont toutefois beaucoup moins tendance que les jeunes à citer l’Internet comme étant une source d’information.

Les adultes connaissent mieux que les jeunes le problème de l’endettement des pays en voie de développement, mais ils sont aussi plus enclins à croire que le problème est surtout causé par la présence de gouvernements corrompus dans le tiers-monde.

Les adultes ont plus tendance à être d’avis que le gouvernement canadien a adopté des mesures trop faibles pour lutter contre le terrorisme.

Dans la mesure où des adultes pensent que des violations des droits de la personne sont commises au Canada, ils ont plus tendance que les jeunes à penser que les Autochtones sont les victimes les plus probables de ces violations. Si des adultes étaient euxmêmes victimes de violations, ils seraient plus enclins à consulter un avocat ou la Commission des droits de la personne pour obtenir de l’aide.

La plupart des adultes ont entendu parler de la Convention relative aux droits de l’enfant des Nations unies, mais ils ont également plus tendance que les jeunes à être sceptiques quand à l’incidence véritable des traités internationaux.

Les adultes ont moins tendance que les jeunes à penser que les sociétés jouent un rôle positif dans l’avancement des droits de la personne dans le monde.

Les adultes ont encore plus tendance que les jeunes à voir dans le maintien de la paix la contribution la plus importante du Canada dans le monde et à croire que les Forces canadiennes sont trop petites.

Les adultes sont moins optimistes que les jeunes au sujet des possibilités de voir des progrès accomplis de leur vivant dans les grands dossiers mondiaux.


LES PROBLÈMES MONDIAUX EN GÉNÉRAL

Les problèmes mondiaux entendus à l’école

Les jeunes ont le plus tendance à identifier les guerres et la paix ou la faim et la pauvreté dans le monde comme étant des problèmes mondiaux dont ils ont entendu parler à l’école.

Quand on les invite à nommer, sans suggestion, des problèmes mondiaux dont ils ont entendu parler à l’école, les jeunes Canadiens ont le plus tendance à identifier la guerre/l’absence de paix/les conflits territoriaux (33 %) comme étant un problème dont ils ont entendu parler à l’école. Des proportions plus faibles identifient la faim/la faim dans le monde/la pauvreté (20 %), le terrorisme (15 %), l’environnement, la pollution ou le réchauffement planétaire (11 %), et des maladies telles que le sida (5 %). D’autres problèmes sont mentionnés, mais pas par plus de quatre pour cent des répondants. Les quart (25 %) des jeunes affirment soit qu’ils n’ont entendu parler d’aucun problème mondial à l’école (12 %) ou n’expriment pas d’opinion (13 %).

La réponse à cette question varie peu d’une cohorte régionale et démographique à l’autre. Cependant, la mention de la guerre ou de l’absence de paix est plus fréquente chez les jeunes du Québec et ceux provenant de ménages mieux nantis. Elle est également plus fréquente chez les jeunes qui suivent de très près les problèmes mondiaux. Le dossier du terrorisme est lui aussi plus souvent identifié par les jeunes provenant du Québec. Les jeunes du Canada anglais et ceux qui ne sont plus aux études sont ceux ayant le plus tendance à dire n’avoir rien appris à l’école au sujet de quelque problème mondial que ce soit.

Préoccupations relatives à des problèmes mondiaux précis

De fortes majorités de jeunes se disent préoccupés par chacun des six problèmes mondiaux présentés.

Dans cette question, on a lu aux jeunes une liste de six problèmes mondiaux, puis ils ont été invités à dire quel était leur degré de préoccupation au sujet de chacun.

De vastes majorités de plus de huit sur dix jeunes se disent au moins « un peu » préoccupés par chacun des six problèmes mondiaux présentés. Parmi ceux qui se disent fortement préoccupés par ces problèmes, on note des préoccupations légèrement plus grandes pour la propagation du VIH/sida (59 %, beaucoup préoccupés), la pollution de l’environnement (59 %), ainsi que la faim et la famine dans le tiers-monde (58 %). Mais la moitié d’entre eux se disent également très préoccupés par les guerres et les conflits (53 %), les questions de droits de la personne (53 %) et le terrorisme (51 %).

De grandes préoccupations au sujet des six problèmes mondiaux s’observent plus souvent chez les jeunes femmes que chez les jeunes hommes. Cet écart est le plus prononcé en ce qui a trait aux niveaux de préoccupations au sujet de la propagation du VIH/sida, problème pour lequel la proportion de jeunes femmes se disant très préoccupées est de 17 points supérieure à celle des jeunes hommes. Peu étonnant, les préoccupations élevées au sujet de tous ces problèmes sont également plus répandues chez les jeunes qui suivent de très près les problèmes mondiaux.

De grandes préoccupations au sujet de la plupart de ces problèmes mondiaux s’observent également plus souvent chez les jeunes du Québec que chez ceux provenant du Canada anglais. Cela est tout particulièrement visible en ce qui concerne les niveaux de préoccupation au sujet des droits de la personne et de la pollution de l’environnement.

Les comparaisons entre les niveaux de préoccupation des jeunes Canadiens et des adultes âgés de 25 ans ou plus montrent des différences importantes. Les jeunes ont plus tendance que les adultes à se dire très préoccupés par la propagation du VIH/sida (59 % contre 51 %), alors que les adultes sont plus enclins à être très préoccupés par la pollution de l’environnement (67 % contre 59 %).

Suivre les problèmes mondiaux

Les deux tiers des jeunes Canadiens rapportent suivre les problèmes mondiaux au moins d’assez près.

Dans quelle mesure les jeunes se tiennent-ils informés au sujet des problèmes mondiaux ? Pour le savoir, les jeunes ont été invités à dire dans quelle mesure ils suivaient les problèmes mondiaux, ces temps-ci.

Les deux tiers rapportent suivre de très près (15 %) ou d’assez près (53 %) ces problèmes. Une importante minorité représentant le tiers des jeunes affirment ne pas suivre ces dossiers de très près (27 %) ou pas du tout (5 %).

Dans ce rapport, nous avons noté que ceux qui se décrivent comme suivant de « très près » les problèmes mondiaux ont souvent des attitudes différentes au sujet des problèmes mondiaux que les autres jeunes. Règle générale, à mesure que les jeunes Canadiens vieillissent, plus ils ont tendance à suivre de plus près les problèmes mondiaux. Les jeunes âgés de 21-24 ans, ceux qui fréquentent l’université, ceux qui vivent dans des collectivités plus grandes et ceux provenant des ménages les mieux nantis ont tous plus tendance à suivre de très près les problèmes mondiaux. Il est évident que chez les adolescents âgés de 15 à 17 ans et qui sont toujours aux études, il est relativement rare de suivre de très près les problèmes mondiaux.

Cette question révèle également une grande différence entre les opinions des jeunes et celles des adultes. Les adultes ont presque deux fois plus tendance que les jeunes à rapporter suivre de très près les problèmes mondiaux (27 % contre 15 %). Vu que les jeunes plus âgés ont tendance à suivre de plus près les problèmes mondiaux que les plus jeunes, cela semblerait indiquer la présence d’une tendance suggérant que les Canadiens développent leur intérêt à l’égard des problèmes mondiaux à mesure qu’ils vieillissent.

Sources d’information au sujet des problèmes mondiaux

Source d’information la plus probable

Les nouvelles à la télévision sont identifiées par les jeunes comme étant la source d’information la plus probable sur les problèmes mondiaux, mais des proportions considérables mentionnent également les journaux et l’Internet.

Pour cette question, les jeunes qui suivent les problèmes mondiaux dans une certaine mesure étaient invités à dire de quelle façon il est plus probable qu’ils aillent chercher leur information sur ces dossiers.

Les nouvelles télévisées (75 %) sont identifiées par les jeunes qui suivent les problèmes mondiaux comme étant une source probable d’information au sujet des problèmes mondiaux. Des proportions considérables se tournent également vers les journaux (51 %) et l’Internet (39 %). Des proportions moindres mentionnent les nouvelles à la radio (14 %), les amis et la famille (13 %) ou les salles de cours (8 %). D’autres sources d’information sont aussi mentionnées, mais aucune par plus de quatre pour cent des jeunes.

La télévision est la source d’information sur les problèmes mondiaux qui est mentionnée le plus souvent par toutes les cohortes régionales et démographiques, mais elle a plus tendance à être mentionnée par les jeunes moins scolarisés.

Les journaux sont le plus souvent mentionnés comme source d’information la plus probable par les jeunes âgés de 18-24 ans, ceux qui sont plus scolarisés et qui proviennent de ménages mieux nantis, ainsi que par ceux qui vivent dans des collectivités plus grandes. Les jeunes du Québec ont beaucoup moins tendance que ceux du Canada anglais à se tourner vers les journaux pour chercher de l’information sur les problèmes mondiaux (37 % contre 55 %). Les journaux ont également plus tendance à être mentionnés comme source d’information probable par les jeunes qui suivent les problèmes mondiaux de très près.

La mention de l’Internet en tant que source est plus fréquente chez les jeunes hommes que chez les jeunes femmes. Cela est également mentionné plus souvent par les plus scolarisés et ceux qui sont nés à l’extérieur du Canada. L’Internet a également plus tendance à être une source d’information pour les jeunes qui suivent les problèmes mondiaux de très près.

La seule différence importante entre les jeunes et les adultes en termes de sources d’information probables est l’utilisation de l’Internet pour obtenir de l’information au sujet des problèmes mondiaux. Les jeunes ont beaucoup plus tendance à utiliser l’Internet en tant que source (39 % contre 24 %).

Utilisation de l’Internet

La plupart des jeunes utilisent l’Internet pour aller chercher de l’information au sujet des problèmes mondiaux. Ils ont tendance à visiter les sites Web des nouvelles télévisées et des journaux, ainsi que Google et autres moteurs de recherche.

Les jeunes qui suivent les problèmes mondiaux et qui n’avaient pas mentionné utiliser l’Internet, sans suggestion, en tant que source d’information probable sur les problèmes mondiaux étaient invités à dire s’il leur arrivait d’utiliser l’Internet pour aller chercher cette information. Le tiers (32 %) d’entre eux rapportent utiliser l’Internet pour aller chercher cette information.

Les jeunes qui rapportent utiliser l’Internet pour aller chercher de l’information au sujet des problèmes mondiaux ont été invités à dire quels types de sites Web ils avaient visités au cours de leurs recherches.

Les sites Web identifiés le plus souvent sont les sites Web des nouvelles télévisées (35 %), Google et autres moteurs de recherche (33 %) ou les sites Web des journaux (25 %). Une plus faible proportion d’entre eux mentionnent MSN (10 %). D’autres sites Web sont mentionnés précisément, mais aucun par plus de quatre pour cent.

Les sites Web des nouvelles télévisées ont plus tendance à être identifiés par les jeunes hommes, les jeunes plus âgés et les anglophones. Ils ont également plus tendance à être mentionnés par ceux qui suivent de très près les problèmes mondiaux.

Google et d’autres moteurs de recherche ont plus tendance à être mentionnés par les jeunes moins âgés, soit de 15 à 17 ans, ainsi que par ceux qui ne suivent pas de très près les problèmes mondiaux.

Les sites Web des journaux sont plus souvent identifiés par les jeunes plus âgés, les francophones et ceux qui suivent les problèmes mondiaux de très près.

L’importance des sources d’information

Les jeunes identifient les enseignants, les parents, ainsi que les films et la télévision comme étant leurs plus importantes sources d’information sur les problèmes mondiaux. D’une moindre importance sont les célébrités qui se sont prononcées sur ces problèmes.

Afin de mieux comprendre les sources personnelles d’information au sujet des problèmes mondiaux, les jeunes ont été invités à indiquer quelle importance ils accordent personnellement à des sources d’information précises leur permettant d’en apprendre davantage au sujet des problèmes mondiaux.

Les trois quarts des jeunes affirment que les enseignants, les parents, ainsi que les films et la télévision (75 % chacun) sont des sources d’information au moins assez importantes pour s’informer au sujet des problèmes mondiaux. Six sur dix (60 %) affirment que les amis jouent un rôle important pour s’informer au sujet de ces dossiers. Une proportion beaucoup plus faible d’entre eux (39 %) disent que les célébrités qui se sont prononcées sur ces problèmes sont une source importante. Cela, malgré la publicité ayant récemment entouré les efforts déployés par des personnalités célèbres pour attirer l’attention sur divers problèmes mondiaux. Cela pourrait bien indiquer que les célébrités aident à sensibiliser le profil des problèmes mondiaux – mais sans être perçues comme étant des sources d’information.

L’analyse des proportions affirmant que ces sources leur sont importantes pour s’informer au sujet des problèmes mondiaux, nous observons le même classement que celui observé en termes d’importance, en général. Environ le tiers d’entre eux, chacun, disent que les enseignants (35 %), les parents (34 %), ainsi que les films et la télévision (31 %) sont des sources d’information très importantes au sujet des problèmes mondiaux. Deux sur dix (20 %) disent de même au sujet des amis, alors que seulement un sur dix d’entre eux (10 %) classent les célébrités comme étant de très importantes sources d’information.

Les jeunes de 15 à 17 ans ont plus tendance que les jeunes plus âgés à dire que les enseignants et les parents sont des sources d’information très importantes au sujet des problèmes mondiaux, alors que ceux qui sont âgés de 21-24 ans ont plus tendance que les plus jeunes à mentionner les amis en tant que source très importante.

Les jeunes provenant des ménages les mieux nantis ont plus tendance que d’autres à dire que les films et la télévision sont des sources d’information très importantes au sujet des problèmes mondiaux.

Les jeunes les moins scolarisés et ceux qui sont nés à l’extérieur du Canada sont quelque peu plus enclins que d’autres à dire que les célébrités sont des sources d’information très importantes au sujet de ces problèmes. Une fois de plus, cela pourrait indiquer que les personnalités célèbres sont peut-être une clé permettant de relever le niveau de sensibilisation sur ces questions, et ce, même si elles ne sont pas perçues comme étant des sources d’information.

Les jeunes qui suivent de très près les problèmes mondiaux sont plus enclins que d’autres à dire que la plupart de ces sources sont très importantes pour s’informer sur ces dossiers.

Les adultes ne sont pas très différents des jeunes dans leur façon de coter l’importance de ces sources d’information. Il est à noter que près de la moitié des adultes jugent que leurs enfants sont une source d’information très ou plutôt importante au sujet des problèmes mondiaux, dont un sur cinq (19 %) d’entre eux qui affirment que leurs enfants sont une source d’information très importante.


PROBLÈMES INTERNATIONAUX PRÉCIS

Dans cette partie du rapport, nous observons les attitudes des jeunes à l’égard de problèmes internationaux précis tels que les guerres et les conflits, la faim et la famine, l’environnement, les VIH/sida, l’endettement de pays en voie de développement, le terrorisme et les violations des droits de la personne.

Guerres et conflits

Perceptions relatives aux guerres et aux conflits dans le monde

Six sur dix jeunes pensent que le niveau des guerres et des conflits dans le monde se détériore. Très peu d’entre eux pensent que la situation s’améliore.

On dénombre plus de 30 guerres dans le monde, à l’heure actuelle, et un grand nombre d’entre elles sont des guerres civiles.

Une écrasante proportion de jeunes expriment au moins un certain niveau de préoccupation au sujet du dossier des guerres et des conflits y compris un peu plus de la moitié d’entre eux qui sont fortement préoccupés, alors que la plupart d’entre eux affichent des perceptions négatives quant au niveau des guerres et des conflits dans le monde, à l’heure actuelle. Cependant, les jeunes sont divisés quand à savoir si des progrès importants seront accomplis de leur vivant dans la résolution de ce problème mondial.

En termes de leurs perceptions relatives aux conditions actuelles, six sur dix (58 %) des jeunes croient que le niveau des guerres et des conflits se détériore. Environ le tiers d’entre eux (35 %) pense qu’il demeure le même, alors que peu d’entre eux (6 %) jugent que les conditions s’améliorent.

Des majorités dans la plupart des régions pensent que le niveau des guerres et des conflits dans le monde se détériore, mais les jeunes Britanno-Colombiens sont divisés quant à savoir si ce niveau se détériore ou s’il demeure le même (47 % et 45 %).

La perception que le niveau des guerres et des conflits dans le monde se détériore est plus répandue chez les jeunes qui sont nés à l’extérieur du Canada que chez ceux qui y sont nés (69 % contre 56 %). Elle est également plus répandue chez ceux qui suivent les problèmes mondiaux de très près.

Qui souffre le plus des guerres et des conflits, de nos jours ?

Par la marge de huit contre un, les jeunes pensent que les civils qui vivent dans les zones de conflit, plutôt que les soldats qui se battent, sont ceux qui souffrent le plus des guerres et des conflits à l’heure actuelle.

Les guerres et conflits ont une incidence sur les soldats qui se battent, de même que sur les populations civiles qui vivent dans les zones de conflit. La différence entre les guerres d’aujourd’hui et celles du passé est que, dans une vaste majorité – pouvant atteindre 90 p. 100 – les victimes sont des civils et non pas des soldats.

Le sondage révèle que les jeunes sont au courant de cette situation. Par une marge de huit contre un, les jeunes pensent que les civils qui vivent dans des zones de conflit souffrent davantage que les soldats qui se battent (80 % contre 10 %). Un sur dix (10 %) d’entre eux écartent ces options, affirmant que les deux groupes en souffrent également.

La perception que les populations civiles souffrent davantage que les soldats dans les guerres et conflits d’aujourd’hui s’inscrit dans un consensus observé dans toutes les cohortes régionales et démographiques.

Recourir aux guerres et aux conflits pour régler des différends

La vaste majorité des jeunes croient qu’il y a toujours un moyen de régler des différends sans en venir à la violence des conflits.

Certaines personnes croient que les différends peuvent se régler sans en venir à la violence des conflits, mais d’autres croient que, dans certains cas, la violence est la seule façon de résoudre des différends. Pour mesurer les attitudes des jeunes sur cette question, nous leur avons présenté ces deux points de vue et demandé lequel des deux correspondait le plus à leur propre opinion à ce sujet.

Par la marge de trois contre un, les jeunes sont d’avis qu’il existe toujours un moyen de régler les différends sans en venir au conflit (73 %), par opposition au point de vue selon lequel, dans certains cas, la violence d’un conflit est le seul moyen de régler des différends (25 %).

La position selon laquelle il est possible de régler des différends sans en venir à la violence est très répandue au sein de toutes les cohortes régionales et démographiques, mais elle est plus ferme chez les jeunes femmes que chez les jeunes hommes (83 % contre 63 %).

À l’inverse, les jeunes hommes ont deux fois plus tendance que les jeunes femmes à croire que, dans certains cas, la violence est la seule façon de résoudre des différends (34 % contre 16 %). Ce point de vue est également plus répandu chez les anglophones (28 %) que chez les jeunes francophones (15 %).

Plus loin dans le sondage, les jeunes étaient invités à dire s’ils pensaient que les Forces canadiennes devraient être plus considérables, plus petites ou demeurer de la même taille. Peu étonnant, le fait de croire que la violence est parfois la seule façon de résoudre les différends est plus répandu chez les jeunes qui pensent que la taille actuelle des Forces canadiennes est trop petite.

Faim et famine

Perceptions relatives à la faim et la famine dans le monde

Les jeunes sont divisés quant à savoir si le problème de la faim et de la famine dans le mode se détériore ou si la situation demeure la même.

En l’an 2000, les Nations unies ont adopté les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), qui sont composés de huit objectifs à atteindre d’ici 2015, y compris celui de réduire de moitié la pauvreté dans le monde. Un rapport publié par les Nations unies en juin 2005 afin d’évaluer l’atteint des OMD a affirmé que les proportions de la population africaine vivant dans la pauvreté et souffrant de la faim s’accroissent. Le rapport mentionne également que malgré la pauvreté qui va croissant en Afrique, le monde dans son ensemble pourrait toujours parvenir à atteindre l’objectif de réduire la pauvreté de moitié, surtout en raison des progrès réalisés en Inde, en Chine et dans
d’autres pays asiatiques.

Tel que noté plus tôt, le sondage révèle qu’une proportion écrasante des jeunes se disent au moins quelque peu préoccupés par le problème de la faim et de la famine dans les pays en voie de développement, y compris six sur dix qui se disent très préoccupés, mais ils sont divisés sur la question de savoir si la situation de la faim et de la famine dans le monde se détériore ou demeure la même. Cependant, la plupart sont optimistes et croient que des progrès considérables seront accomplis de leur vivant pour faire avancer ce dossier.

Lorsqu’ils sont invités à évaluer la situation actuelle prévalant en matière de faim et de famine dans le monde, les jeunes sont divisés sur la question de savoir si la situation se détériore (43 %) ou demeure la même (42 %). Seulement 13 p. 100 pensent que la situation s’améliore.

Même si, à l’échelle nationale, les jeunes sont divisés sur cette question, les opinions varient passablement d’une région à l’autre. Les jeunes de l’Ontario ont plus tendance à penser que le problème de la faim et de la famine dans le monde se détériore, alors que les jeunes en Colombie-Britannique ont moins tendance à penser qu’il se détériore.

Il existe aussi des variations dans les réponses en fonction de l’âge. Les plus jeunes (15-17 ans) et les plus vieux (21-24 ans) ont plus tendance à penser que le problème de la faim et de la famine dans le monde se détériore.

Un autre facteur ayant une influence sur la réponse à cette question est le degré avec lequel les jeunes suivent les problèmes mondiaux. Plus les jeunes rapportent suivre de près les problèmes mondiaux, plus ils ont tendance à croire que le problème de la faim et de la famine dans le monde se détériore.

Environnement

Plus grave problème environnemental

La pollution de l’air et le réchauffement planétaire/changements climatiques sont perçus comme étant les plus graves problèmes environnementaux dans le monde, aujourd’hui.

Le sondage révèle qu’une proportion écrasante de jeunes se disent au moins quelque peu préoccupés par la pollution de l’environnement, y compris six sur dix qui se disent fortement préoccupés. Toutefois, quand on les invite à se tourner vers l’avenir, la plupart sont optimistes pour dire que des changements considérables seront accomplis de leur vivant dans ce dossier.

Afin de mesurer quels sont les dossiers environnementaux qui préoccupent le plus les jeunes, les répondants étaient invités à identifier le plus grave problème environnemental dans le monde, aujourd’hui (posé sans suggestion, sans offrir de choix de réponse). Environ le quart des jeunes identifient la pollution de l’air (27 %) ou le réchauffement planétaire/les changements climatiques (24 %). Des proportions plus faibles mentionnent l’épuisement de la couche d’ozone (7 %), la pollution de l’eau (6 %), la pollution industrielle (5 %) et la déforestation/les coupes à blanc (5 %). D’autres dossiers sont mentionnés, mais aucun par plus de trois pour cent des jeunes. La publicité qui a récemment entouré les changements climatiques et les controverses au sujet de l’Accord de Kyoto ont joué un certain rôle pour relever le profil des changements climatiques en tant que problème environnemental.

L’identification de la pollution de l’air comme étant le plus grave problème environnemental est plus fréquente chez les francophones, les jeunes qui ont quitté l’école et les jeunes qui n’ont jamais voyagé à l’extérieur du Canada.

Le point de vue selon lequel le réchauffement planétaire/les changements climatiques constitue le plus grave problème environnemental est plus prévalent chez les jeunes qui sont toujours aux études, de même que chez ceux qui ont déjà voyagé en Europe.

Industrie contre consommateurs en tant que plus grand danger

Les jeunes sont quelque peu plus enclins à voir l’industrie plutôt que le consommateur comme étant la plus grande menace pour l’environnement.

L’environnement subi les répercussions tant de l’activité industrielle de production des produits et des services, que de la consommation de ces biens par chaque consommateur. Laquelle de ces activités estelle perçue comme étant la plus grande menace pour l’environnement ?

Les jeunes sont quelque peu plus enclins a percevoir l’industrie que les consommateurs comme représentant une plus grande menace pour l’environnement. La moitié (51 %) des jeunes souscrivent à la thèse que l’industrie, qui produit des substances chimiques et des déchets menaçant l’air, l’eau et les sols, représente la plus grande menace pour l’environnement. Une proportion plus faible de jeunes (38 %) croient plutôt que la plus grande menace provient des consommateurs, qui achètent, utilisent et jettent les produits que l’industrie leur fournit, répondant ainsi aux attentes de certains modes de vie. Un sur dix (11 %) d’entre eux insistent pour dire que tant l’industrie que les consommateurs sont également responsables des problèmes environnementaux.

Les points de vue attribuant soit à l’industrie ou aux consommateurs le titre de plus grave menace pour l’environnement varient quelque peu d’une région à l’autre. Une majorité de jeunes de l’Ontario pensent que l’industrie pose la plus grande menace pour l’environnement. Une pluralité de jeunes du Québec partagent également cet avis, mais ils ont plus de deux fois plus tendance à voir à la fois l’industrie et les consommateurs comme menaçant également l’environnement. Les jeunes qui vivent en Alberta et en Colombie-Britannique sont divisés sur cette question.

Le pays de naissance est un important facteur influençant les points de vue sur cette question. Les jeunes qui sont nés à l’étranger ont beaucoup plus tendance que ceux qui sont nés au Canada à croire que l’industrie pose la plus grande menace pour l’environnement (64 % contre 48 %). À l’inverse, les jeunes qui sont nés au Canada sont beaucoup plus enclins que ceux qui sont nés à l’extérieur du Canada à penser que les consommateurs posent la plus grande menace (40 % contre 26 %).

VIH/sida

Efforts pour enrayer la propagation du VIH/sida

Sept sur dix jeunes pensent que les gouvernements et d’autres organisations ne font pas assez d’efforts pour empêcher la propagation du VIH/sida dans le monde. Ils croient que la raison en est que ce problème n’est pas jugé prioritaire ou qu’il en coûte trop cher pour régler ce problème.

Selon des statistiques provenant des Nations unies, près de 40 millions de personnes sont infectées par le VIH et il s’est produit près de 5 millions de nouvelles infections par le VIH l’an dernier.

Tel que mentionné plus haut, le sondage révèle qu’une majorité écrasante de jeunes se disent au moins quelque peu préoccupés par la propagation du VIH/sida, y compris six sur dix qui se disent très préoccupés. La plupart ont des perceptions négatives au sujet des efforts déployés par les gouvernements et d’autres organisations pour enrayer la propagation de cette maladie. Toutefois, la plupart sont aussi optimistes et croient que des progrès considérables seront accomplis dans ce dossier de leur vivant.

Quand on demande aux jeunes d’évaluer les efforts faits présentement par les gouvernements et d’autres organisation afin d’enrayer la propagation du VIH/sida dans le monde, les résultats indiquent que les jeunes ne sont pas très positifs. Sept sur dix (71 %) pensent qu’ils ne font pas assez d’efforts pour empêcher la propagation de cette maladie. Le quart d’entre eux (25 %) pensent qu’il se fait juste assez d’efforts pour empêcher la propagation du VIH/sida, alors que presque qu’aucun d’entre eux (2 %) pensent que trop d’efforts sont faits à ce chapitre.

Un consensus se dégage dans toutes les cohortes régionales et démographiques à l’effet qu’il ne se fait pas assez d’efforts pour empêcher la propagation du VIH/sida, mais ce point de vue est le plus prévalent chez les jeunes anglophones (75 %) et ceux qui sont nés au Canada (72 %). Ceux qui suivent les problèmes mondiaux de plus près ont aussi plus tendance à partager ce point de vue.

Ceux qui croient que pas assez d’efforts sont faits pour enrayer la propagation du VIH/sida ont été invités à dire ce qu’ils croyaient être les raisons principales pour lesquelles plus d’efforts ne sont pas mis en oeuvre.

Les raisons identifiées le plus souvent pour lesquelles pas plus d’efforts ne sont faits sont les suivantes : le problème n’est pas jugé assez prioritaire (22 %), les coûts prohibitifs ou ces pays ne peuvent se le permettre (19 %). Des proportions plus faibles identifient les gouvernements ne se soucient pas de ce problème (13 %), l’ignorance (10 %), aucune priorité d’aider l’Afrique ou les pays pauvres et en voie de développement (7 %), le manque d’argent ou de financement (6 %) et le manque d’éducation ou de compréhension du problème (6 %). D’autres raisons sont mentionnées, mais aucune par plus de quatre pour cent des jeunes. Un pour cent d’entre eux identifient les
attitudes morales ou religieuses à l’égard de l’activité sexuelle en guise de raison pour expliquer les efforts insuffisants.

Les résidents du Québec diffèrent quelque peu des répondants provenant des autres régions du pays en ce qui a trait aux raisons pour lesquelles pas plus d’efforts ne sont faits pour empêcher la propagation du VIH/sida. Les Québécois ont quelque peu plus tendance à mentionner les coûts prohibitifs et les gouvernements ne se soucient pas de ce problème, mais ils sont moins enclins à mentionner que le dossier n’est pas jugé assez prioritaire.

Les jeunes hommes ont plus tendance que les jeunes femmes à mentionner les coûts prohibitifs (24 % contre 14 %), alors que les femmes ont plus tendance que les hommes à mentionner l’ignorance (13 % contre 7 %).

Les jeunes qui sont nés au Canada ont plus tendance à dire que le problème du VIH/sida n’est pas jugé suffisamment prioritaire (23 %), alors que les jeunes qui sont nés à l’étranger ont davantage tendance à mentionner l’ignorance (18 %).

Endettement des pays en voie de développement

Connaissances du dossier de l’endettement des pays en voie de développement

Une majorité de jeunes affirment être assez au courant du problème de l’endettement des pays en voie de développement, mais très peu d’entre eux disent être très au courant de cette situation.

En juin 2005, les ministres des Finances des pays du G-8 se sont entendus pour effacer 40 milliards de dollars (USD) de la dette étrangère que doivent certains des pays les plus pauvres dans le monde. Dix-huit pays ont immédiatement bénéficié de cette décision et d’autres suivront plus tard. Même si les groupes anti-pauvreté ont jugé qu’il s’agissait d’un pas dans la bonne direction, ils ont été aussi d’avis que les grands problèmes liés à l’allègement de la dette n’avaient pas été réglés, y compris les conditions économiques dommageables liées à l’allègement de la dette, le fait que les pays endettés n’aient pas été inclus dans l’accord, ainsi que les dettes qui ne sont pas incluses dans l’accord.

Lorsqu’on mentionne aux jeunes que de nombreux pays pauvres et en voie de développement doivent des centaines de millions de dollars en prêts accordés par d’autres gouvernements et organisations internationales, un peu plus de la moitié d’entre eux (53 %) rapportent être très ou assez au courant de cette situation. La proportion de ceux qui affirment n’être « pas du tout au courant » (20 %) de cette situation est plus grande que celle de ceux qui se disent « très au courant » (13 %).

Le niveau de connaissances du problème de l’endettement des pays en voie de développement qui est rapporté est plus faible que la moyenne chez les jeunes du Québec (39 % contre 53 % à l’échelle nationale).

Le niveau de connaissances rapporté est quelque peu plus grand chez les jeunes hommes (58 %) que chez les jeunes femmes (49 %). Il est également plus élevé chez les jeunes âgés de 21-24 ans et chez ceux qui vivent dans des collectivités plus grandes.

Le niveau de connaissances rapporté est plus élevé chez les jeunes nés à l’étranger (62 %). Il est également plus élevé chez ceux qui ont voyagé en Europe, en Amérique latine et dans d’autres pays (sans inclure les É.-U.).

Le niveau de connaissances rapporté est aussi plus élevé chez les jeunes qui suivent les problèmes mondiaux de plus près, en particulier ceux qui suivent ces problèmes de très près.

Les adultes ont beaucoup plus tendance que les jeunes à rapporter être au courant du problème de l’endettement des pays en voie de développement (69 % contre 53 %) et 20 p. 100 d’entre eux se disent très au courant.

Principale cause de la pauvreté et de l’endettement dans les pays pauvres et en voie de développement

La corruption des gouvernements dans les pays en voie de développement et la faiblesse des économies du tiers-monde sont les plus souvent mentionnées comme étant les causes principales de la grande pauvreté et de l’endettement des pays en voie de développement. Le quart des jeunes sont incapables d’identifier une raison expliquant ce problème.

Les jeunes ont été invités à dire ce qu’ils croyaient être la principale cause de la grande pauvreté et de l’endettement des pays pauvres et en voie de développement. Il ne se dégage aucun consensus véritable sur ce qu’est cette cause. Les plus forte proportions identifient la corruption des gouvernements dans les pays en voie de développement (15 %) ou la faiblesse économique, des économies en développement des pays du tiers-monde (11 %). D’autres raisons mentionnées comprennent le manque de ressources ou d’argent ou d’aide (9 %), les écarts entre pays riches et pauvres (8 %), les pays du tiers-monde ont emprunté trop ou se sont fait prêter trop d’argent (6 %), les conflits et les guerres (5 %) et l’avidité des pays riches ou l’exploitation (5 %). D’autres causes sont identifiées, mais aucune d’entre elles par plus de quatre pour cent des jeunes. Le quart des jeunes (26 %) n’ont pas d’opinion sur la cause de l’endettement des pays en voie de développement.

Il y a très peu de variation dans les réponses à cette question au sein des cohortes régionales et démographiques, mais les jeunes plus âgés et ceux qui suivent de très les problèmes mondiaux ont plus tendance à identifier la corruption des gouvernements dans les pays pauvres et en voie de développement.

Les adultes ont presque deux fois plus tendance que les jeunes à identifier la corruption des gouvernements dans les pays pauvres et en voie de développement comme étant la cause principale de la grande pauvreté et de l’endettement des pays pauvres et en voie de développement (27 % contre 15 %).

Terrorisme

Perception de la menace terroriste au Canada

Un peu plus de quatre sur dix jeunes pensent qu’il est probable que le Canada soit victime d’un attentat terroriste important au cours des deux prochaines années.

Tel que mentionné précédemment, le sondage révèle que la très grande majorité des jeunes se disent préoccupés par le terrorisme, y compris cinq sur dix qui sont très préoccupés, mais ils sont pour la plupart optimistes que des progrès considérables seront réalisés de leur vivant pour résoudre ce problème.

Alors que le niveau des préoccupations relatives au terrorisme est élevé et que le Canada a été mentionné dans une liste de pays que Al-Qaeda qualifie de cibles possibles, la plupart des jeunes pensent qu’un attentat terroriste important au Canada est peu probable, même si une grande minorité d’entre eux pensent que cela est probable.

Lorsque les jeunes sont invités à dire dans quelle mesure un attentat terroriste est probable au Canada, un peu plus de quatre sur dix croient qu’il est très (12 %) ou assez (31 %) probable que le Canada sera victime d’un attentat terroriste important au cours des deux prochaines années. Plus de la moitié d’entre eux croient que cela est peu probable (42 %) ou pas du tout probable (13 %).

La tendance à croire qu’un attentat terroriste important au Canada est probable est plus élevée chez les jeunes nés au Canada que chez ceux qui sont nés à l’étranger (45 % contre 31 %). Elle est également plus grande chez les jeunes qui suivent les problèmes mondiaux de plus près et ceux qui pensent que le niveau des guerres et des conflits dans le monde se détériore.

Perception de la réponse canadienne au terrorisme

Les deux tiers des jeunes sont satisfaits de la réponse du gouvernement canadien au terrorisme. La proportion de ceux qui croient que la réponse est trop faible est plus grande que celle de ceux qui pensent qu’elle est trop forte.

Les jeunes étaient invités à évaluer la réponse du gouvernement canadien au terrorisme en termes de nouvelles lois et de mesures de sécurité renforcées. Les deux tiers des jeunes (65 %) pensent que la réponse a été suffisante compte tenu du niveau de la menace à l’heure actuelle. Chez les autres jeunes, la proportion de ceux qui pensent que la réponse est trop faible (24 %) est trois fois plus grande que la proportion de ceux qui pensent qu’elle est trop forte (8 %).

Dans toutes les cohortes régionales et démographiques, des majorités de répondants se disent satisfaits que la réponse du gouvernement canadien au terrorisme a été suffisante sans être ni trop faible ni trop forte.

La perception que la réponse du gouvernement canadien au terrorisme a été trop faible est plus présente chez les jeunes du Québec, ceux qui suivent de très près les problèmes mondiaux, ceux qui sont nés au Canada, ceux qui sont très préoccupés par le terrorisme et ceux qui pensent qu’un attentat terroriste au Canada est probable.

Les jeunes ont beaucoup plus tendance que les adultes à être satisfaits de le réponse du gouvernement au terrorisme (65 % contre 50 %). Les adultes ont beaucoup plus tendance que les jeunes à penser que la réponse du gouvernement canadien au terrorisme a été trop faible (38 % contre 24 %).

Violations des droits de la personne

Connaissance de pays ou sont commises des violations des droits de la personne

L’Iraq et la Chine sont le plus souvent mentionnés comme étant des pays où des violations des droits de la personne sont commises. Quatre sur dix jeunes sont incapables de nommer un pays correspondant à cette description.

Quand les jeunes sont invités à dire s’il connaissent des pays en particulier où des violations des droits de la personne sont commises de nos jours, les plus grandes proportions identifient l’Iraq et la Chine. Des proportions plus petites identifient l’Afghanistan, l’Afrique en général, l’Iran, les États-Unis, l’Inde, l’Asie en général, les pays arabes en général, l’Arabie Saoudite, le Soudan, la Corée du Nord et le Rwanda. Quatre pour cent mentionnent aussi le Canada dans ce contexte. Trois sur dix jeunes mentionnent une foule d’autres pays, mais aucun n’est mentionné par plus de trois pour cent. Une importante minorité de jeunes affirment qu’il n’y a pas de pays dans le monde qui correspond à cette description (15 %) ou sont incapables d’exprimer une opinion (24 %).

Les mentions de pays en particulier ne diffèrent pas de façon significative entre les diverses cohortes régionales et démographiques. Ceux qui sont nés à l’extérieur du Canada ont plus tendance à mentionner la Chine, l’Inde et le Pakistan. Toutefois, on note des variations dans la capacité à identifier un pays précis où des violations des droits de la personne sont commises. Les jeunes francophones ont plus tendance que les jeunes anglophones à être capables d’identifier un pays où sont commises des violations des droits de la personne à l’heure actuelle (31 % disent aucun ou n’expriment pas d’opinion contre 41 % chez les anglophones). La capacité d’identifier un pays précis correspondant à la description est plus élevée chez ceux qui ont voyagé en Europe, en Amérique latine ou dans un autre pays (sans inclure les É.-U.), ainsi que ceux qui suivent de plus près les problèmes internationaux.

Les adultes ont plus tendance que les jeunes à être en mesure d’identifier un pays où des violations des droits de la personne sont commises de nos jours (28 % disent aucun ou n’expriment pas d’opinion contre 39 % chez les jeunes).

Perception de personnes victimes de violations des droits de la personne au Canada

Les deux tiers des jeunes pensent que des personnes au Canada sont au moins parfois victimes de violations des droits de la personne. Les membres des minorités visibles tels que les Noirs, les Asiatiques et les Arabes sont perçus comme étant les groupes les plus sujets à en être victimes.

Lorsqu’on invite les jeunes à exprimer leurs perceptions relatives aux violations des droits de la personne au Canada, les deux tiers pensent que des personnes au Canada sont souvent (22 %) ou de temps en temps (42 %) victimes de violations des droits de la personne. Le tiers d’entre eux pensent que les gens au Canada en sont rarement (30 %) ou jamais (4 %) victimes.

La perception que des gens au Canada soient victimes au moins parfois de violations des droits de la personne est plus forte chez les jeunes du Québec (77 %) que chez ceux du Canada anglais (60 %). Elle est aussi plus forte chez les jeunes femmes, les jeunes qui vivent dans des collectivités plus petites, ceux qui sont nés au Canada et ceux qui n’ont jamais voyagé à l’extérieur du Canada et des États-Unis.

Il est notable que ceux qui suivent de très près les problèmes internationaux ont moins tendance que d’autres à penser que des gens au Canada soient victimes de violations des droits de la personne.

Ceux qui pensent que des gens au Canada sont souvent, parfois ou rarement victimes de violations des droits de la personne étaient invités à dire quels étaient les groupes ou les individus qui sont les plus susceptibles d’être victimes de violations des droits de la personne ici, au Canada.

Les jeunes ont le plus tendance à identifier les minorités raciales telles que les noirs, les Asiatiques et les Arabes (42 %), comme étant les types d’individus et de groupes les plus susceptibles d’être victimes de violations des droits de la personne ici, au Canada. Des proportions plus faibles identifient les minorités culturelles (13 %), les gais et lesbiennes (12 %), les femmes (12 %), les enfants, adolescents, jeunes (11 %), les personnes pauvres (10 %), les Autochtones (9 %), les immigrants, nouveaux immigrants ou réfugiés (8 %), ainsi que les personnes ayant certaines convictions religieuses (7 %). D’autres groupes ou individus sont identifiés, mais aucun par plus de trois pour cent des jeunes.

Les minorités raciales sont le groupe le plus souvent identifié au sein de toutes les cohortes régionales et démographiques, mais ils ont le plus tendance à être mentionnés par les jeunes plus âgés, les anglophones, ceux qui vivent dans des collectivités de plus grande dimension et ceux qui ont voyagé à l’extérieur du Canada.

Les jeunes anglophones ont aussi plus tendance que les jeunes francophones à identifier les gais et lesbiennes, ainsi que les Autochtones, alors que les francophones ont plus tendance à mentionner les femmes.

Ceux qui suivent les problèmes mondiaux de très près ont plus tendance que d’autres à identifier les minorités culturelles, les gais et lesbiennes, ainsi que les personnes ayant certaines convictions religieuses.

Les adultes sont presque trois fois plus enclins que les jeunes à identifier les Autochtones comme étant le groupe le plus susceptible à être victime de violations des droits de la personne ici, au Canada (23 % contre 9 %).

Expérience personnelle d’une violation des droits de la personne

Le quart des jeunes rapportent avoir subi personnellement une violation des droits de la personne ou connaître quelqu’un dont les droits ont été violés. Une pluralité de jeunes se tourneraient vers la police en cas de violation de leurs droits.

Quand on demande aux jeunes de partager leurs expériences personnelles, un total du quart d’entre eux rapportent que leurs droits de la personne (4 %), ceux d’une personne qu’ils connaissent (15 %) ou les deux (7 %) ont été violés.

Le nombre de mentions rapportées d’avoir fait personnellement l’expérience de violations des droits de la personne est plus élevé chez les femmes, les jeunes âgés de 18 à 24 ans et ceux qui sont nés a l’extérieur du Canada. Il est également plus grand chez ceux qui suivent les problèmes internationaux de très près et ceux qui pensent que des gens au Canada sont souvent victimes de violations des droits de la personne.

Invités à dire vers qui ils se tourneraient pour obtenir de l’aide si leurs droits de la personne ou de ceux d’un ami proche étaient menacés, la plus grande proportion (34 %) d’entre eux affirment qu’ils se tourneraient vers les forces de police. De proportions plus faibles mentionnent les parents (19 %), des fonctionnaires du gouvernement (10 %), la Commission des droits de la personne (7 %), un avocat, l’aide juridique ou les tribunaux (6 %), des amis (5 %) et des organismes ou une ONG qui combat les violations des droits de la personne (5 %). D’autres personnes ou organisations sont identifiées, mais aucune par plus de quatre pour cent des jeunes. Une proportion additionnelle de 17 p. 100 ne savent pas vers qui ils se tourneraient pour obtenir de l’aide.

Les jeunes âgés de 15 à 20 ans ont plus tendance que ceux âgés de 21 à 24 ans à dire qu’ils se tourneraient vers leurs parents, alors que ceux âgés de 21 à 24 ans ont plus tendance que les 15 à 20 ans à dire qu’ils consulteraient un avocat.

Ceux qui sont nés au Canada sont plus enclins que ceux qui sont nés à l’extérieur du Canada à dire qu’ils se tourneraient vers leurs parents.

Les jeunes anglophones ont plus tendance à dire qu’ils se tourneraient vers la police, alors que les francophones sont plus enclins à dire qu’ils se tourneraient vers la Commission des droits de la personne, ainsi que vers des organismes ou des ONG qui se vouent à la défense des droits de la personne.

Les jeunes ont quelque peu plus tendance que les adultes à dire qu’ils se tourneraient vers les forces policières (34 % contre 25 %), alors que les adultes ont plus tendance que les jeunes à dire qu’ils se tourneraient vers des fonctionnaires (20 % contre 10 %), la Commission des droits de la personne (15 % contre 7 %) ou un avocat, l’aide juridique ou les tribunaux (13 % contre 6 %).

Les traités des Nations unies

La plupart des jeunes n’ont pas entendu parler de trois importants traités internationaux de l’ONU en matière de droits de la personne. Cependant, la plupart pensent que ces traités réussissent au moins assez efficacement à protéger les droits de la personne dans le monde et ils pensent qu’il est important que le Canada ratifie et adopte ces traités.

Il existe sept traités internationaux clés en matière de droits de la personne. Le sondage demandait aux jeunes s’ils connaissaient trois de ces traités – la Convention relative aux droits de l’enfant des Nations unies (adoptée en 1989), le Pacte international relatif aux droits civils et politiques des Nations unies (adopté en 1966) et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies (adopté en 1966). Les jeunes étaient aussi invités à dire ce qu’ils pensaient de l’efficacité de ces traités et de l’importance que le Canada ait déjà ratifié ou adopté ces traités.

Le sondage révèle que la plupart des jeunes n’ont pas entendu parler d’aucun de ces traités, mais que, par ailleurs, la plupart croient qu’ils réussissent au moins assez efficacement à protéger les droits de la personne dans le monde et que le Canada doit ratifier et adopter ces traités.

Les tiers (33 %) des jeunes rapportent avoir entendu parler de la Convention relative aux droits de l’enfant des Nations unies; des proportions plus faibles rapportent avoir entendu parler du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies (22 %) et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques des Nations unies (21 %).

Le niveau rapporté de sensibilisation à tous ces traités est plus élevé chez les jeunes qui vivent dans des collectivités de 100 000 à un million d’habitants, ceux qui ont voyagé en Europe et ceux qui suivent les problèmes internationaux de près, en particulier les jeunes qui les suivent de très près.

Le niveau rapporté de sensibilisation à la Convention relative aux droits de l’enfant des Nations unies est plus élevé chez ceux qui sont nés à l’extérieur du Canada que ceux qui sont nés au Canada (43 % contre 32 %). Il est également plus élevé chez les jeunes plus scolarisés.

Les jeunes provenant des ménages les mieux nantis ont plus tendance à avoir entendu parler du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies.

Le niveau rapporté de sensibilisation au Pacte international relatif aux droits civils et politiques des Nations unies est plus élevé chez les jeunes hommes et ceux qui sont plus scolarisés et proviennent des ménages les mieux nantis.

Les jeunes étaient ensuite informés que ces traités internationaux avaient été établis par les Nations unies et adoptés par certains pays (y compris le Canada) et invités à dire dans quelle mesure ces traités réussissent-ils à protéger les droits de la personne dans le monde.

Sept sur dix jeunes pensent que ces traités sont très (10 %) ou assez (62 %) efficaces dans la protection des droits de la personne dans le monde. Le quart d’entre eux pensent qu’ils ne sont pas très (20 %) ou pas du tout (3 %) efficaces.

Chez les jeunes, des majorités au sein de toutes les cohortes régionales et démographiques pensent que ces traités des Nations unies sont au moins assez efficaces pour protéger les droits de la personne dans le monde. Cependant, ce point de vue est plus répandu chez les jeunes femmes, ceux qui sont âgés de 15-20 ans, les anglophones, ceux qui sont nés à l’extérieur du Canada et ceux provenant de ménages dont le revenu s’élève à 40 000 $ ou plus.

Les jeunes qui rapportent connaître l’existence de ces traités de l’ONU en particulier ont quelque peu plus tendance à penser que ces traités sont très efficaces pour protéger les droits de la personne dans le monde. Cependant, fait intéressant, les jeunes qui suivent de très près les problèmes internationaux ont moins tendance à croire que ces traités soient au moins assez efficaces.

Les adultes ont beaucoup plus tendance que les jeunes à rapporter être au courant de la Convention relative aux droits de l’enfant des Nations unies (55 % contre 33 %).

Les jeunes semblent avoir une opinion plus favorable de l’efficacité de ces traités que les adultes. Sept sur dix jeunes pensent que ces traités sont efficaces pour protéger les droits de la personne dans le monde, comparativement à six sur dix adultes. À l’inverse, 37 p. 100 des adultes affirment que ces traités ne sont pas efficaces comparativement à seulement 23 p. 100 des jeunes.

Dans une autre question, les jeunes étaient invités à dire dans quelle mesure ils pensent qu’il est important que le Canada ait officiellement ratifié et adopté ces traités internationaux sur les droits de la personne.

Neuf sur dix croient qu’il est très (61 %) ou assez (30 %) important que le Canada ait officiellement ratifié et adopté ce type de traités internationaux sur les droits de la personne, alors que seulement cinq pour cent pensent que cela est peu ou pas du tout important.

On observe un très large consensus au sein de toutes les cohortes régionales et démographiques pour dire qu’il est important que le Canada ait déjà ratifié et adopté ces traités.

Si on se fie aux proportions de ceux qui pensent que cela est très important, nous remarquons que ce point de vue est plus fortement exprimé chez les jeunes plus âgés et ceux qui suivent les problèmes internationaux de plus près, alors qu’il est plus faible chez ceux qui vivent en milieu rural et ceux qui n’ont pas voyagé à l’extérieur du Canada.

Les jeunes qui rapportent connaître ces traités de l’ONU en particulier ont quelque peu plus tendance que ceux qui n’en ont pas entendu parler à penser qu’il est très important que le Canada ait ratifié et adopté ces traités.

Rôle des multinationales dans la promotion des droits de la personne

Les jeunes sont divisés quant à savoir si les sociétés multinationales jouent un rôle positif ou négatif dans la promotion des droits de la personne et de la démocratie dans le monde, aujourd’hui.

Quand les jeunes sont invités à évaluer le rôle des sociétés multinationales dans la promotion des droits de la personne et de la démocratie dans le monde, ils sont divisés sur cette question. Quatre sur dix (43 %) sont d’avis que les multinationales jouent un rôle positif dans ce domaine, alors qu’une proportion analogue (45 %) pensent qu’elles jouent un rôle négatif. Ces résultats suggèrent que les sociétés multinationales ont peut être réussi dans une certaine mesure à se positionner en tant que modèles d’entreprises responsabilisées au plan social. Un grand nombre de jeunes ont peut-être une opinion favorable des sociétés qui produisent des biens de consommation qu’ils utilisent et cela se voit extrapolé en attitude favorable à l’égard du rôle de ces sociétés dans d’autres domaines tels que la promotion de la démocratie et des droits de la personne.

Les opinions au sujet du rôle des multinationales dans la promotion des droits de la personne et de la démocratie dans le monde varient au pays. Une majorité de jeunes en Alberta pensent qu’elles jouent un rôle positif, alors que les jeunes de l’Ontario et de la Colombie-Britannique sont plus divisés et qu’une majorité nette de jeunes du Québec pensent que les multinationales jouent un rôle négatif ou aucun rôle du tout dans ce domaine.

Le point de vue selon lequel les sociétés multinationales jouent un rôle positif dans la promotion des droits de la personne et de la démocratie dans le monde est plus répandu chez les jeunes femmes, ceux qui sont âgés de 15-17 ans, ceux qui sont nés à l’extérieur du Canada et ceux qui ne suivent pas de très près ou pas du tout les problèmes mondiaux.

Le fait de croire que les multinationales jouent un rôle négatif dans la promotion des droits de la personne et de la démocratie est plus répandu chez les jeunes hommes, ceux qui sont âgés de 21-24 ans, ceux qui ont voyagé en Europe et en Amérique latine, ceux qui fréquentent l’université, ceux qui mentionnent l’Internet comme source d’information sur les problèmes mondiaux et ceux qui suivent de très près les problèmes internationaux.

Les jeunes sont plus positifs que les adultes à l’égard du rôle des multinationales dans la promotion des droits de la personne et de la démocratie (43 % disent un rôle positif contre 33 % chez les adultes).


ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES

Sensibilisation aux ONG et efficacité

Environ la moitié des jeunes sont capables d’identifier une ONG qui oeuvre activement à résoudre des problèmes mondiaux. La plupart d’entre eux croient que ces organisations sont efficaces quand il s’agit de faire une différence dans la résolution des problèmes auxquels elles s’attaquent.

Les jeunes étaient d’abord informés que les organisations non gouvernementales (ONG) sont des organisations indépendantes qui travaillent à résoudre différents types de problèmes. Ensuite, ils étaient invités à nommer, sans suggestion, une ou l’autre ONG qui travaille activement à résoudre des problèmes mondiaux tels que les guerres et les conflits, la faim, le VIH/sida et les droits de la personne.

Les jeunes ont le plus tendance à mentionner la Croix-Rouge (17 %) suivie de l’UNICEF (12 %). Des proportions plus faibles mentionnent Greenpeace (8 %), Amnistie internationale (7 %), Médecins sans frontières (6 %), Oxfam (5 %) et Vision mondiale (4 %). Diverses autres ONG sont mentionnées, mais aucune par plus de deux pour cent des jeunes. Tout juste un peu plus de la moitié des jeunes sont soit incapables de nommer une ONG (44 %) ou n’expriment pas d’opinion (9 %). Deux pour cent des jeunes mentionnent spontanément War Child dans ce contexte.

Les jeunes du Québec ont plus tendance que ceux du Canada anglais à identifier plusieurs ONG telles que la Croix-Rouge (25 % contre 14 %), Oxfam (15 % contre 2 %) et Médecins sans frontières (10 % contre 5 %). Les jeunes du Québec ont aussi plus tendance à être capables de nommer une ONG (40 % ne peuvent en nommer une ou n’expriment pas d’opinion contre 57 % au Canada anglais).

Les jeunes ayant au moins débuté des études universitaires sont plus enclins à identifier la Croix-Rouge, Amnistie internationale et Médecins sans frontières.

Ceux qui suivent de très près les problèmes mondiaux ont plus tendance à identifier la Croix-Rouge, l’UNICEF, Greenpeace, Amnistie internationale et Médecins sans frontières. Ceux qui suivent les problèmes internationaux de très près ont aussi plus tendance à être capables de nommer une ONG, mais même au sein de ce groupe, le tiers des répondants sont incapables de nommer une ONG ou n’expriment aucune opinion.

Les adultes ont quelque peu plus tendance que les jeunes à identifier la Croix-Rouge (26 % contre 17 %) et Médecins sans frontières (13 % contre 6 %). Les adultes ont aussi quelque peu plus tendance que les jeunes à être capables d’identifier une ONG qui travaille activement à résoudre des problèmes mondiaux (44 % ne peuvent en nommer aucune ou n’expriment pas d’opinion contre 53 % chez les jeunes).

Les jeunes qui étaient capables de nommer une ONG qui travaille activement à résoudre des problèmes mondiaux étaient invités à dire dans quelle mesure ces organisations étaient efficaces quand il s’agit de faire une différence considérable dans la résolution des problèmes auxquels elles s’attaquent.

Parmi ceux qui nomment une ONG qui travaille activement à résoudre des problèmes mondiaux, neuf sur dix pensent que les ONG sont très (33 %) ou assez (56 %) efficaces quand il s’agit de faire une différence considérable dans la résolution des problèmes auxquels elles s’attaquent, alors que seulement huit pour cent pensent qu’elles ne sont pas très efficaces.

Les jeunes femmes ont quelque peu plus tendance que les jeunes hommes à penser que les ONG sont très efficaces quand il s’agit de faire une différence considérable dans la résolution des problèmes auxquels elles s’attaquent.

Au sein du petit nombre de jeunes (N=32) qui pensent que les ONG ne sont pas efficaces, les raisons mentionnées le plus souvent sont le manque de ressources ou d’argent pour faire une différence, le manque de résultats et que les organisations sont trop petites ou que les problèmes sont trop grands ou qu’elles n’ont pas suffisamment de pouvoir.


LES JEUNES ET LES PROBLÈMES MONDIAUX

Incidence des jeunes pour faire du monde un endroit meilleur

Les trois quarts des jeunes pensent que les jeunes peuvent apporter un changement et faire du monde un endroit où il fait mieux vivre.

Quand on invite les jeunes à dire dans quelle mesure ils pensent que les jeunes peuvent apporter un changement et faire du monde un endroit où il fait mieux vivre, les trois quarts pensent que les jeunes peuvent apporter un grand (49 %) ou un certain (26 %) changement. Peu d’entre eux (9 %) pensent que les jeunes ne peuvent apporter qu’un léger changement ou aucun changement du tout.

De fortes majorités au sein de toutes les cohortes régionales et démographiques pensent que les jeunes peuvent apporter un changement et faire du monde un endroit où il fait mieux vivre. L’observation des proportions de ceux qui pensent que les jeunes peuvent apporter un grand changement indique que ce point de vue est plus répandu chez les 18-24 ans, ceux qui sont nés à l’extérieur du Canada, ceux qui ont voyagé en Europe, en Amérique latine ou une autre région (sans inclure les É.-U.) et ceux qui suivent les problèmes internationaux de plus près. En d’autres termes, les segments de jeunes qui sont les plus engagés à l’égard des problèmes mondiaux sont également ceux qui ont le plus tendance à croire qu’ils peuvent apporter un changement.

Il est aussi bon de noter que les adultes ont quelque peu plus tendance que les jeunes eux-mêmes à penser que les jeunes gens peuvent apporter un grand changement et faire du monde un endroit où il fait mieux vivre (56 % contre 49 %).

Mesure dans laquelle les points de vue des jeunes sont pris au sérieux

La plupart des jeunes croient que les décideurs ne prennent pas les points de vue des jeunes sur les problèmes mondiaux sérieusement.

Lorsque les jeunes sont invités à dire s’ils croient que les décideurs prennent au sérieux les points de vue des jeunes sur les problèmes mondiaux, la plupart expriment des doutes.

Quatre sur dix pensent que lorsque les jeunes se mobilisent et expriment leur point de vue sur les problèmes auxquels le monde fait face, les décideurs les prennent très (7 %) ou assez (35 %) sérieusement. À l’inverse, un peu moins de six sur dix sont d’avis que les points de vue des jeunes ne sont pas pris très au sérieux (42 %) ou pas du tout au sérieux (15 %).

On note peu de grandes différences entre les réponses des cohortes régionales ou démographiques à cette question, mais ceux qui pensent que les jeunes peuvent apporter un changement pour faire du monde un endroit où il fait mieux vivre ont beaucoup plus tendance à penser que les décideurs prennent le point de vue des jeunes sur les problèmes mondiaux sérieusement.

Don de temps/d’argent à une cause ou un organisme de bienfaisance

À peine plus des deux tiers des jeunes rapportent avoir donné du temps ou de l’argent pour une cause ou un organisme de bienfaisance. Le goût d’aider ou d’apporter un changement est identifié le plus souvent comme la principale motivation justifiant ces efforts.

Afin de mesurer le degré d’engagement des jeunes dans une cause sociale, ils étaient invités à dire à quand remontait la dernière fois, s’il y a lieu, où ils avaient donné de leur temps ou de leur argent pour une cause ou un organisme de charité. À peine plus des deux tiers (68 %) des jeunes rapportent avoir donné du temps ou de l’argent au cours de la dernière année, y compris le tiers d’entre eux (35 %) qui rapportent l’avoir fait au cours du dernier mois. Quinze pour cent l’ont fait il y a plus d’un an. Seulement 13 p. 100 rapportent n’avoir jamais consenti un tel effort.

Les dons de temps ou d’argent rapportés au cours du dernier mois sont plus fréquents chez les jeunes femmes, les jeunes provenant de ménages mieux nantis, les anglophones et ceux qui ont voyagé à l’extérieur du Canada. Ils sont également plus fréquents chez les jeunes qui suivent de plus près les problèmes mondiaux et chez ceux qui pensent que les jeunes peuvent apporter un changement considérable pour faire du monde un endroit où il fait mieux vivre.

Les adultes ont quelque peu plus tendance que les jeunes à rapporter qu’ils ont donné de leur temps ou de leur argent à une cause ou un organisme de bienfaisance au cours du dernier mois (48 % contre 35 %).

Les jeunes qui ont déjà donné du temps ou de l’argent à une cause ou un organisme de bienfaisance ont été invités à dire quelle était la principale raison les ayant motivés à le faire. (Les répondants pouvaient identifier plus d’une raison).

Parmi ceux qui ont déjà donné de leur temps ou de leur argent à une cause ou un organisme de bienfaisance, les raisons qui les ont motivés à le faire varient passablement. La raison la plus souvent mentionnée est d’aider ou d’apporter un changement. Des proportions plus faibles mentionnent qu’ils étaient motivés par le travail, l’école, les amis ou la famille, pour aider dans le cas bien précis d’une maladie, d’un état pathologique, d’un hôpital ou d’une recherche, pour aider les personnes pauvres, les sans-abri ou les personnes qui ont faim (9 %), parce que cela était de leur devoir, une obligation et la bonne chose à faire, parce que des membres de la famille ou des amis étaient touchés ou parce qu’ils étaient eux-même touchés, qu’ils voulaient le faire et en avaient le temps ou l’argent (7 %), pour aider les enfants, les adolescents ou les jeunes, parce qu’on leur avait demandé d’aider, de donner, qu’ils l’avaient vu à la télévision ou en avaient entendu parler (6 %) ou parce qu’on se sent bien d’aider ou que cela est amusant et agréable (5 %). D’autres raisons motivantes ont été données, mais aucune par plus de trois pour cent des jeunes.

Ceux qui suivent de très près les problèmes mondiaux ont plus tendance que d’autres à identifier le besoin d’aider ou d’apporter un changement.


RELATIONS CANADO-AMÉRICAINES

Préférence en matière de relations entre le Canada et les États-Unis

Près des trois quarts des jeunes pensent qu’il serait mieux pour les intérêts du Canada d’avoir des relations assez étroites avec les États-Unis.

Les jeunes étaient invités à dire ce que devrait être l’orientation préférée des relations canado-américaines. Un peu moins des trois quarts pensent qu’il serait mieux pour les intérêts du Canada d’avoir des relations très (25 %) ou assez (47 %) étroites avec les États-Unis. Le quart d’entre eux pensent qu’il serait préférable que nos relations soient assez (22 %) ou très (5 %) distantes avec les États-Unis.

Les jeunes anglophones ont deux fois plus tendance que les jeunes francophones à penser qu’il serait mieux pour les intérêts du Canada si nos relations avec les États-Unis étaient très étroites (28 % contre 13 %).

Le point de vue selon lequel il serait mieux pour les intérêts du Canada d’avoir des relations très étroites avec les États-Unis est plus fort chez les hommes que les femmes (31 % contre 18 %). Ce point de vue est également plus répandu chez ceux qui suivent de très les problèmes mondiaux.

Orientation préférée dans le développement d’une identité culturelle distincte

La moitié des jeunes pensent que le Canada doit faire plus d’efforts pour se donner une identité culturelle distincte de celle des Américains.

Lorsqu’on demande aux jeunes si le Canada devrait faire plus, moins ou autant d’efforts qu’actuellement pour se donner une identité culturelle distincte de celle des Américains, la moitié d’entre eux (52 %) pensent que le Canada devrait en faire plus, alors que quatre sur dix (38 %) jugent qu’il devrait en faire autant qu’à l’heure actuelle et un sur dix des jeunes (8 %) préféreraient qu’il fasse moins d’efforts en ce sens.

Le point de vue selon lequel le Canada doit faire plus d’efforts pour se donner une identité culturelle distincte de celle des Américains est le plus répandu chez les jeunes du Québec (67 %) et la plus faible chez les jeunes de la Colombie-Britannique (37 %) où la majorité des jeunes préfèrent le statu quo.

Le point de vue selon lequel le Canada doit faire plus d’efforts en ce sens est plus répandu chez les jeunes âgés de 18 à 24 ans, ceux qui proviennent des ménages moins nantis et ceux qui sont nés à l’extérieur du Canada.

Peu étonnant, le point de vue selon lequel le Canada doit faire plus d’efforts pour se donner une identité culturelle distincte de celle des Américains est également plus présent chez ceux qui pensent qu’il serait dans les meilleurs intérêts du Canada d’avoir des relations distantes avec les États-Unis. De surcroît, même la moitié de ceux qui pensent que nous devrions avoir des relations étroites avec les É.-U. affirment que nous devrions faire plus d’efforts à ce chapitre. Cela semblerait indiquer la présence d’un courant d’opinion affirmant que, même si le Canada doit maintenir des relations étroites et cordiales avec les É.-U., cela ne devrait pas se faire au prix du maintien de notre identité culturelle distincte.

Le Canada devrait-il travailler en collaboration plus étroite avec les É.-U. ou l’ONU ?

Par la marge de près de six contre un, les jeunes préfèrent que le Canada travaille en plus étroite collaboration avec l’ONU qu’avec les É.-U. à la résolution de problèmes mondiaux.

Lorsqu’on leur demande si le Canada devrait travailler en plus étroite collaboration avec les États-Unis ou avec les Nations unies à la résolution de problèmes mondiaux, les jeunes préfèrent que le Canada travaille de concert avec les Nations unies, plutôt qu’avec les États-Unis, par la marge de presque six contre un (81 % contre 14 %).

De fortes majorités au sein de toutes les cohortes régionales et démographiques pensent que le Canada devrait travailler en plus étroite collaboration avec les Nations unies qu’avec les États-Unis à la résolution de problèmes mondiaux.

Peu étonnant, ceux qui pensent qu’il serait dans les meilleurs intérêts du Canada d’avoir des relations distantes avec les États-Unis ont plus tendance à dire qu’ils préfèrent que le Canada travaille en plus étroite collaboration avec les Nations unies à la résolution des problèmes internationaux. Cependant, une forte majorité de ceux qui pensent qu’il est préférable d’avoir des relations étroites avec les États-Unis préfèrent également que le Canada travaille en plus étroite collaboration avec les Nations unies.


LE RÔLE DU CANADA DANS LE MONDE

La contribution la plus positive que le Canada apporte au monde

Le maintien de la paix et l’aide étrangère sont perçus comme étant les contributions les plus positives que le Canada apporte dans le monde.

Les jeunes étaient invités à identifier la contribution la plus positive que le Canada, en tant que pays, apporte au monde (posée sans suggestion, sans présenter de choix de réponses).

Le sondage révèle que trois sur dix jeunes (29 %) nomment le maintien de la paix comme étant la contribution la plus positive du Canada au monde. Deux sur dix mentionnent l’aide étrangère (19 %), alors que cinq pour cent disent que la contribution la plus positive du Canada est au titre de l’immigration et des réfugiés. Moins de cinq pour cent chacun mentionnent bon nombre d’autres contributions et 22 p. 100 n’expriment pas d’opinion.

Les points de vue au sujet de la contribution la plus positive que le Canada apporte au monde varient au pays. Les jeunes de l’Ontario et de l’Alberta ont plus tendance à identifier le maintien de la paix comme étant la contribution la plus positive du Canada, alors que ceux de la Colombie-Britannique sont plus enclins à mentionner l’aide étrangère et que ceux du Québec sont divisés entre ces deux contributions.

Les jeunes âgés de 18-24 ans, ceux qui vivent dans des collectivités de moins d’un million d’habitants, ceux qui sont nés au Canada, ainsi que ceux qui ont voyagé en Europe et en Amérique latine ont plus tendance à mentionner le maintien de la paix comme étant la contribution la plus positive que le Canada apporte au monde. Ce point de vue est également plus répandu chez ceux qui suivent de plus près les problèmes mondiaux et ceux qui pensent que les Forces canadiennes sont trop petites.

Les jeunes âgés de 15-17 ans, ceux qui vivent dans des collectivités de plus d’un million d’habitants, ceux qui sont nés à l’extérieur du Canada et ceux qui n’ont jamais voyagé à l’extérieur du Canada ou qui n’ont voyagé qu’aux États-Unis, sont divisés entre le maintien de la paix et l’aide étrangère. Ceux qui ne suivent pas de près les problèmes mondiaux ou qui ne les suivent pas du tout, ainsi que ceux qui pensent que les Forces canadiennes sont de taille suffisante sont également divisés entre ces deux contributions.

Les adultes ont plus tendance que les jeunes à identifier le maintien de la paix comme étant la contribution la plus positive que le Canada apporte dans le monde (37 % contre 29 %).

Réponse du Canada aux problèmes mondiaux

Les jeunes décernent au Canada ses meilleures cotes pour les activités de maintien de la paix, la réponse lors du tsunami en Asie et la promotion des droits de la personne, ses cotes les plus faibles vont pour sa réponse à la crise du VIH/sida en Afrique et pour sa réponse à la crise dans la région de Darfour, au Soudan.

Les jeunes ont été invités à évaluer le rendement du Canada dans bon nombre de problèmes mondiaux. De fortes majorités affirment que le Canada a affiché une performance « excellente » ou « bonne » dans le dossier du maintien de la paix (83 %), de la réponse au tsunami en Asie (78 %) et de la promotion des droits de la personne (74 %). De plus faibles majorités qualifient d’excellent ou de bon le rendement du Canada dans le dossier de l’Iraq et de la guerre contre le terrorisme (55 % chacun), alors qu’un peu moins de la moitié (47 %) disent de même au sujet de ses efforts dans le dossier de l’allègement de la dette des pays pauvres et en voie de développement. Les jeunes décernent les cotes les plus faibles pour le rendement du Canada dans les dossiers de la crise du VIH/sida en Afrique (37 %) et de la crise dans la région de Darfour, au Soudan (30 %).

Les évaluations positives du rendement du Canada dans tous ces dossiers sont plus faibles chez les jeunes du Québec que ceux qui vivent dans d’autres régions du pays.

Ceux qui sont nés à l’extérieur du Canada et ceux qui suivent les problèmes mondiaux de plus près ont plus tendance à coter le rendement du Canada de façon positive dans tous ces dossiers.

Les jeunes sont beaucoup plus positifs que les adultes dans leur évaluation du rendement du Canada dans le dossier de la promotion des droits de la personne (74 % disent excellent/bon contre 58 % chez les adultes). Les jeunes sont aussi plus positifs au sujet des efforts déployés dans le dossier de la crise du VIH/sida en Afrique (37 % contre 29 %).

Meilleur domaine dans lequel le Canada peut le mieux assumer un rôle de leader mondial

Le maintien de la paix est identifié comme étant le domaine où le Canada peut le mieux s’affirmer en tant que chef de file mondial.

Lorsqu’on leur lit une liste de domaines et qu’on leur demande dans lequel de ces domaines ils croient que le Canada peut le mieux assumer un rôle de leader mondial, les jeunes ont le plus tendance à choisir le maintien de la paix (38 %). Des proportions plus faibles ont choisi la protection de l’environnement (17 %), la promotion de la démocratie et des droits de la personne (17 %), l’aide aux pays pauvres et en voie de développement (13 %) et l’aide humanitaire (11 %).

Le maintien de la paix est nommé comme étant le premier rôle de chef de file pour le Canada au sein de toutes les cohortes régionales et de presque toutes les cohortes démographiques. Cependant, ce point de vue est plus répandu chez les jeunes de 15-20 ans, les anglophones et ceux qui ne suivent pas les problèmes mondiaux de très près ou ne les suivent pas du tout. Ceux qui sont nés à l’extérieur du Canada ont quelque peu plus tendance que ceux qui sont nés au Canada à choisir la promotion de la démocratie et des droits de la personne. Ceux qui suivent de très près les problèmes mondiaux ont quelque peu plus tendance que d’autres à nommer l’aide aux pays pauvres et en voie de développement.

Perception de la taille des forces canadiennes

Un peu plus de la moitié des jeunes pensent que les Forces canadiennes sont présentement trop petites; très peu d’entre eux jugent qu’elles sont trop considérables.

Le sondage révèle qu’un peu plus de la moitié (53 %) des jeunes pensent que les Forces canadiennes sont trop petites à l’heure actuelle, alors que quatre sur dix (41 %) jugent qu’elle ont une taille suffisante. Très peu d’entre eux (3 %) pensent que les Forces canadiennes sont trop considérables.

La perception selon laquelle les Forces canadiennes sont trop petites est plus répandue chez les jeunes anglophones (59 %) que chez les jeunes francophones (44 %). Elle est également plus répandue chez les jeunes hommes, ceux qui vivent dans des collectivités de moins de 100 000 habitants et ceux qui sont nés au Canada.

Le point de vue selon lequel les Forces canadiennes sont de trop petite dimension est également plus répandu chez les jeunes qui suivent de très près les problèmes mondiaux, ceux qui pensent que le maintien de la paix est la contribution la plus positive du Canada et ceux qui nomment le maintien de la paix comme étant le domaine dans lequel le Canada peut le mieux assumer un rôle de chef de file international. À l’évidence, un grand nombre de Canadiens sont en faveur de Forces canadiennes plus considérables parce qu’ils identifient si fortement le rôle du Canada dans le monde au maintien de la paix.

Les adultes ont beaucoup plus tendance que les jeunes à penser que les Forces canadiennes sont trop petites (70 % contre 53 %). À l’inverse, les jeunes ont beaucoup plus tendance que les adultes à être satisfaits de la taille actuelle des Forces canadiennes (41 % contre 24 %).

Préférence en matière de dépenses fédérales au titre de l’aide aux pays plus pauvres

La moitié des jeunes pensent que le gouvernement fédéral devrait dépenser davantage au titre de l’aide aux pays plus pauvres.

Les jeunes ont été informés qu’à l’heure actuelle, environ un tiers de cent de chaque dollar dépensé par le gouvernement fédéral va à notre programme d’aide internationale, pour aider les pays plus pauvres. On leur a aussi dit que, par comparaison, 30 cents de chaque dollar dépensé par le fédéral vont aux services sociaux et aux programmes de santé ici même au Canada.

La moitié des jeunes (52 %) pensent que le gouvernement fédéral devrait dépenser beaucoup (23 %) ou un peu (29 %) plus d’argent pour aider les pays plus pauvres. Quatre sur dix (39 %) pensent que les dépenses fédérales à ce titre devraient demeurer les mêmes. Très peu (7 %) d’entre eux croient que le gouvernement fédéral devrait dépenser un peu ou beaucoup moins au titre de l’aide aux pays plus pauvres.

Le point de vue selon lequel le gouvernement fédéral devrait dépenser plus pour aider les pays plus pauvres est plus répandu chez les jeunes femmes et les jeunes âgés de 15-20 ans. Il est également plus répandu chez ceux qui sont très préoccupés par la faim et la famine dans les pays en voie de développement et ceux qui nomment l’aide aux pays pauvre et en voie de développement comme étant le meilleur rôle de chef de file mondial que le Canada peut assumer.


PERSPECTIVES D’AVENIR

Perspectives de résolution des problèmes mondiaux

Des majorités de jeunes sont optimistes quant à la possibilité que des progrès considérables soient accomplis de leur vivant dans la résolution des problèmes mondiaux étudiés, en particulier la réduction des violations des droits de la personne.

Pour évaluer la vision que les jeunes se font de l’avenir, ils étaient invités à dire s’ils étaient optimistes ou pessimistes quant à la possibilité que des progrès considérables soient accomplis de leur vivant dans la résolution de bon nombre de problèmes mondiaux.

Les jeunes sont le plus optimiste quant à la possibilité que des progrès considérables soient accomplis de leur vivant dans la résolution des violations des droits de la personne (73 %). Des majorités disent de même au sujet de la propagation du VIH/sida (64 %), de la faim et de la famine dans les pays en voie de développement (58 %), de la pollution de l’environnement (56 %) et du terrorisme (54 %).

Les jeunes sont divisés quant au problème des guerres et des conflits : 49 p. 100 sont optimistes et une proportion analogue de 48 p. 100 sont pessimistes quant à la possibilité que des progrès considérables soient accomplis de leur vivant dans la résolution de ce problème mondial.

Les jeunes qui vivent au Québec sont moins optimistes que ceux qui vivent au Canada anglais quant à la possibilité que des progrès considérables soient accomplis de leur vivant dans la résolution de la propagation du VIH/sida (56 % contre 66 %), de la faim et de la famine dans les pays en voie de développement (45 % contre 62 %) et du terrorisme (43 % contre 58 %).

Les jeunes hommes sont quelque peu plus optimistes que les jeunes femmes quant à la possibilité que des progrès considérables soient accomplis dans la résolution des guerres et des conflits (53 % contre 46 %), alors que les jeunes femmes ont quelque peu plus tendance que les jeunes hommes à être optimistes au sujet de la résolution du problème de la faim et de la famine dans les pays en voie de développement (61 % contre 55 %).

Les jeunes de 18-24 ans sont quelque peu plus optimistes que les 15-17 ans quant à la possibilité que des progrès considérables soient accomplis dans la résolution du problème des violations des droits de la personne.

Les jeunes qui sont plus optimistes au sujet de leur capacité à faire du monde un endroit où il fait mieux vivre (peuvent apporter un grand ou un certain changement) sont aussi plus optimistes quant à la possibilité que des progrès considérables soient accomplis de leur vivant dans la résolution de tous ces problèmes mondiaux.

Les jeunes qui suivent de très près les problèmes mondiaux sont plus optimistes quand aux perspectives d’avenir de résoudre le problème de pollution de l’environnement, mais ils sont moins optimistes en ce qui a trait à la résolution des problèmes de la faim et de la famine dans les pays en voie de développement, du terrorisme et des guerres et des conflits.

Les jeunes ont plus tendance que les adultes à être optimistes au sujet des perspectives d’avenir relatives à la résolution des problèmes de violations des droits de la personne (73 % contre 61 %), de la faim et de la famine dans les pays en voie de développement (58 % contre 47 %), ainsi que des guerres et des conflits (49 % contre 40 %).


CONCLUSION

Le sondage auprès des jeunes de War Child Canada identifie certaines contradictions révélatrices – les jeunes n’ont pas visiblement eu accès à d’importants renseignements au sujet des dossiers internationaux et leurs connaissances de certaines des complexités de notre réalité mondialisée demeurent inadéquates; pourtant, ils demeurent tout de même optimistes quant à leur capacité d’apporter un changement et quant aux perspectives de réaliser des progrès dans des dossiers urgents qui sont des préoccupations internationales, plus important encore, la majorité des jeunes sont d’avis que leurs points de vue et leurs opinions ne sont pas pris au sérieux par les décideurs adultes. Cela demeure, sans doute, l’aspect représentant le plus grand défi de tous.

Le sondage auprès des jeunes de War Child Canada demande clairement aux responsables de l’élaboration des politiques, aux décideurs, aux conseils scolaires, aux pédagogues et aux organisations non gouvernementales d’entreprendre une réflexion sur les questions suivantes :

  • Que fait-on pour éduquer les jeunes au sujet des problèmes mondiaux d’aujourd’hui ? 
  • Comment peut-on améliorer l’accès des jeunes à une information sensée au sujet des problèmes mondiaux et ouvrir des possibilités de réflexion ? 
  • De quelle façon les jeunes peuvent-ils s’engager davantage dans les travaux des acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux qui oeuvrent à la promotion des droits de la personne et de la justice sociale ? 
  • Peut-on relever le niveau d’engagement à l’égard de ces problèmes chez les jeunes partout au Canada ? 
  • Faisons-nous une place suffisante aux jeunes, afin de les inclure davantage dans les discussions et décisions portant sur les questions prioritaires et valeurs nationales dans le contexte des réalités mondiales ? 
  • Comment pouvons nous, en tant que Canadiens et membres de la communauté internationale, mettre au point des structures et des programmes permanents qui favorisent ces dialogues.

Ce sondage en dit long au sujet des niveaux actuels de connaissances et d’engagement se rapportant aux réalités mondiales. War Child Canada encourage tous les intervenants qui jugent que l’éducation et l’engagement de la jeunesse sont prioritaires à utiliser les résultats de cette initiative novatrice, afin de poursuivre la discussion sur les thèmes abordés ci-dessus et afin d’utiliser cette information dans l’articulation de futures stratégies d’engagement de la jeunesse.

Les expériences et les commentaires des jeunes Canadiens sont d’une importance cruciale pour façonner les valeurs et les politiques qui orienteront le Canada dans le nouveau millénaire. Par une contribution à la sensibilisation et à l’autonomisation des jeunes d’aujourd’hui, les leaders actuels ont un rôle important à jouer dans la définition de l’identité canadienne, une identité qui comprend compassion pour les plus vulnérables et soutien aux institutions vouées à la protection et à la promotion des droits de tous les citoyens du globe – ce que mérite assurément la prochaine génération.

Et, alors que les résultats soulignent le besoin pour les adultes d’envisager une façon inclure les jeunes dans la complexe équation des processus décisionnels, ils placent aussi les jeunes devant le défi de s’informer encore davantage sur ce qui se passe dans le monde, d’aller plus loin que les opinions et de poser des gestes signifiants.

Il est important de bien noter que 77 p. 100 des adultes pensent que les jeunes peuvent apporter un changement positif dans le monde.

War Child Canada partage ce point de vue et cet optimisme en la capacité des jeunes d’être des acteurs de changement positif. Nous avons la chance d’être aux premières loges et d’être témoins de toute la différence que la jeunesse canadienne peut faire par son engagement dans les initiatives novatrices de notre programmation.

Notre espoir est que d’autres seront tout aussi motivés que nous l’avons été par les résultats de ce sondage. En ce qui nous concerne, nous prévoyons partager les résultats de ce sondage avec autant de personnes que possible, avec des jeunes, des pédagogues et les partenaires qui travaillent avec nous. Nous encourageons les lecteurs de ce rapport à faire de même, afin de veiller à ce que la voix des jeunes qui ont participé à ce sondage soit entendue et, plus important encore, que leur voix commence à exercer une plus forte influence sur les décisions du Canada en matière de problèmes mondiaux.

S’il vous plaît, veuillez nous dire de quelle façon Le Sondage auprès des jeunes de War Child Canada vous a aidé à intervenir de façon positive dans votre travail, en communiquant avec nous à l’adresse youthsurvey@warchild.ca.


COLLABORATEURS

Nous désirons remercier les personnes suivantes pour leur contribution à la réalisation du Sondage auprès des jeunes de War Child Canada.

Martin Anevitch
David Ast
Scott Beveridge
Irene Buckiewicz et la classe de 12e année du cours de politique à Inglenook Community School
Adele Cassola
Nils Engelstad
Anne Game
Jill Goodreau
Dr Eric Hoskins
Ambika Jain
Derek Leebosh
Victoria Long
Yasmin Neale
Keith Neuman
Gavin Nowlan
Dr Samantha Nutt
Heather Orrange
Emma Rooney
Marian Shehata
Naomi Smith
Maria Vamvalis

War Child Canada offre ses remerciements aux commanditaires suivants en raison du soutien financier qu’ils accordent généreusement à cette initiative importante :

Patrimoine canadien
Agence canadienne de développement international
Ministère de la Défense nationale et Forces canadiennes
Affaires étrangères Canada
La Fondation Simons of Canada
La Fondation Walter and Duncan Gordon

Nous désirons également remercier la maison de sondage de l’opinion publique Environics Research Group pour son engagement dévoué dans cette initiative et pour les compétences mises en oeuvre dans la réalisation des travaux de recherche sur l’opinion publique.