MAINTIEN DE LA PAIX
Les Casques bleus sont responsables d’assurer l’observation et la mise en œuvre des processus de paix en maintenant un environnement stable et sûr dans les zones de conflit. Les missions de maintien de la paix se fondent sur l’idée que des mesures multilatérales (deux pays ou plus travaillant ensemble) et non militaires créent les conditions les plus appropriées d’une paix durable. Le Nations Unies dirigent la plupart des missions de paix, bien que le maintien de la paix soit parfois assuré par des organisations régionales telles que l’Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) ou par des « armées pour la paix » composées de civils entraînés aux devoirs militaires. Les Casques bleus de l’ONU comprennent des soldats, des officiers et du personnel civil et leurs missions sont autorisées par le Conseil de sécurité de l’ONU. Au milieu de 2004, l’ONU administrait 17 opérations, dont la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC). Établie en novembre 1999, la MONUC s’est vue confier la tâche difficile de maintenir la stabilité dans un pays dévasté par la guerre et dirigé par un gouvernement provisoire dont l’infrastructure était minimale et qui était rongé par de profondes divisions ethniques.
Multilatéralisme
Les opérations de maintien de la paix coûtent environ 2,6 milliards de dollars par année, une petite somme comparée aux 992 milliards de dollars dépensés pour l’armement par les gouvernements dans le monde en 2005.
Les coûts des missions de maintien de la paix sont financés par les États membres de l’ONU. La Charte de l’ONU exige que tous les États membres contribuent des ressources humaines et matérielles aux missions de paix. En 2004, plus de 56 000 membres du personnel de 97 pays ont contribué aux missions de maintien de la paix de l’ONU. La MONUC à elle seule comprend présentement 16 263 personnes de 49 pays, dont le Canada. La plupart des Casques bleus viennent du Pakistan, du Bangladesh, du Nigéria, du Ghana, de l’Inde, de l’Éthiopie, de l’Afrique du Sud, de l’Uruguay, de la Jordanie et du Kenya. L’ONU s’efforce également d’augmenter la participation des femmes au maintien de la paix et a commencé à inclure une formation en sensibilisation à l'égalité des sexes dans ses missions de paix.
La Filière Canadienne
Le Canada possède une longue tradition de participation et de leadership dans les opérations de maintien de la paix, le concept de maintien de la paix ayant été proposé pour la première fois par l’ancien Premier Ministre Lester B. Pearson. M. Pearson a réussi à faire accepter le maintien de la paix comme méthode de stabilisation des tensions entre les États pendant la crise de Suez en 1957. Depuis cette crise, 125 000 Canadiens ont servi comme Casques bleus de l’ONU, à savoir plus que tout autre pays.
Controverse et changement
Une controverse existe depuis quelques années concernant le mandat non militaire des Casques bleus qui ne peuvent avoir recours à la force, sauf dans des cas d’autodéfense. Plusieurs perçoivent cette situation comme une limite imposée à la capacité des Casques bleus d’instaurer la paix et la stabilité dans les régions où ils sont postés, alors que d’autres maintiennent que ce n’est pas le rôle des Casques bleus de devenir impliqués dans le conflit. A mesure que la portée et le danger des missions s’étendaient et que la fréquence et l’intensité des attaques contre les Casques bleus de l’ONU augmentaient, le Conseil de sécurité s’est mis à donner comme mandat aux Casques bleus d’avoir recours à la force si nécessaire pour protéger le personnel et les civils se trouvant à proximité. Le droit de défendre la mission et ceux qu’elle a le mandat de protéger en utilisant la force ne doit jamais s’appliquer qu’en dernier recours. Bien qu’au début de son existence la MONUC n’ait pas reçu le mandat d’avoir recours à la force pour exécuter sa mission, cette situation a changé plus tard à la lumière des conditions difficiles que les Casques bleus devaient affronter, dont la mort de 60 membres de cette mission de maintien de la paix depuis sa création.
Succès
Depuis son établissement, le rôle de la MONUC a évolué selon les besoins du pays et les ressources dont la mission disposait. Elle a été établie à l’origine pour mettre fin aux combats entre les groupes rebelles et pour contrôler la trêve, et elle a ensuite appuyé les activités de désarmement, de démobilisation et des programmes de réintégration. La MONUC appuie également la transition politique, dont des élections nationales en mars 2006. L’opération de la MONUC dans la République démocratique du Congo a observé le retrait de 23 400 troupes du Rwanda, de l’Ouganda, du Zimbabwe et d’Angola. Cela est significatif puisque la présence des troupes de ces pays, ayant comme but le pillage de la richesse minérale de la RDC, était une des principales causes du conflit. Grâce en grande partie à la présence et au travail de la MONUC en République démocratique du Congo, la plupart des régions du pays sont stables et s’orientent vers la réunification. Bien que le conflit perdure dans la partie est du pays, l’autorisation qu’a reçue la MONUC de poster des troupes dans cette région offre l’espoir d’une résolution du conflit, de la stabilité et de la paix. Il s’agit d’un défi qui entraînera peut-être d’autres modifications de la mission spécifique de la MONUC et du mandat des Casques bleus de l’ONU en général.
Les projets de War Child qui font une différence
Pour en apprendre davantage sur ce que War Child Canada accomplit en République démocratique du Congo, visite notre site Web à : http://getloud.ca/fr/gpi_project.asp
Liens pour en savoir plus
1. La Mission de l’Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) :
www.monuc.org
2. Les Casques bleus des Nations Unies :
http://www.un.org/french/peace/peace/index.asp
3. Gouvernement du Canada: Le Canada et les opérations de maintien de la paix :
http://www.dfait-maeci.gc.ca/peacekeeping/menu-fr.asp


